Bruxelles, 08/09/2006 (Agence Europe) - Les négociations entre la Commission européenne et la Russie sur les surtaxes imposées aux compagnies aériennes européennes survolant la Sibérie progressent, mais des divergences persistent. C'est ce qu'ont indiqué le Commissaire chargé des Transports Jacques Barrot, les ministres finlandais et russe des Transports, Susanna Huovinen et Igor Levitin, réunis le 8 septembre à Lappeenranta, dans la région de Carélie du Sud (sud-est de la Finlande), lors d'une réunion du Conseil de partenariat permanent UE-Russie consacrée aux transports. C'était la première fois que l'UE et la Russie abordaient ce dossier au niveau politique depuis que Moscou a rendu, mi-août, ses commentaires sur les demandes européennes.
Pour rappel, l'UE, qui lie ce dossier à l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) prévue en fin d'année, veut, à partir du 1er janvier 2014, la fin du régime de surtaxes imposées aux compagnies aériennes, une diminution progressive des paiements d'ici fin 2013 et une augmentation de la fréquence des vols européens au-dessus du territoire russe (voir EUROPE n°9176). Jusqu'à présent, Russes et Européens se sont mis d'accord sur le fait qu'à partir de 2014, date de la mise en place du nouveau régime, il n'y aura plus de charges « non transparentes et non conformes au droit international » imposées aux compagnies aériennes européennes, a expliqué M. Barrot, cité par l'AFP. En outre, pendant la période transitoire, c'est-à-dire jusque fin 2013, les nouvelles fréquences de vols au-dessus de la Sibérie ne seront pas soumises au régime actuel, a-t-il poursuivi. Par contre, sur les modalités de la période transitoire, c'est-à-dire la réduction des charges imposées actuellement aux compagnies aériennes européennes, « nous ne sommes pas encore parvenus à un accord », a reconnu M. Barrot. La Russie, en outre, serait toujours réticente à l'idée d'augmenter la fréquence de vols au dessus de son territoire.
Malgré cela, le Commissaire Barrot s'est montré optimiste en indiquant espérer trouver « les bases d'un accord » d'ici le Sommet UE/Russie qui aura lieu en novembre en Finlande, « même si cet accord doit être finalisé plus tard ».