Bruxelles, 03/07/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne a lancé le 3 juillet une consultation publique en ligne sur l'utilisation des étiquettes d'identification par radiofréquence (RFID) afin de favoriser une utilisation rationnelle et optimum de cette technologie. Pour rappel, les étiquettes RFID sont un nouveau système d'identification fondé sur des marqueurs réagissant aux radiofréquences de lecteurs appropriés. Concrètement, il s'agit d'un couple « puce/antenne » apposé sur un produit dont l'identification est rendue possible grâce à un lecteur qui capte les informations contenues dans la puce. Afin de prévenir tout risque d'une approche fragmentée à l'égard de la technologie RFID en Europe, la Commission a établi un calendrier précis afin de créer les conditions favorables au déploiement de cette technologie de l'avenir tout en garantissant la protection des données personnelles.
Après avoir organisé, dans une première phase qui s'est étendue de mars à juin, cinq ateliers chargés d'étudier le potentiel de la technologie RFID pour les entreprises et la société, mais aussi les préoccupations quant au respect de la vie privée, les normes et l'interopérabilité, l'assignation des fréquences et l'avenir de la technologie (voir EUROPE n° 9148), la Commission a entamé la deuxième phase du processus avec cette consultation publique dont les résultats sont attendus en octobre prochain. Elle organisera alors une conférence pour faire rapport sur son évaluation des actions menées et de recueillir l'opinion définitive des parties intéressées avant de préparer une communication destinée au Parlement et au Conseil. Le questionnaire de la consultation est disponible sur le site « Votre point de vue sur l'Europe » à l'adresse suivante: http: //ec.europa.eu/yourvoice/index_fr.htm.
« Nous devons rechercher, avec l'ensemble de la société, un consensus sur l'avenir de la technologie RFID et veiller à ce que cette technologie soit à la hauteur de son potentiel économique. Pour cela, il est nécessaire de créer des conditions qui favorisent son utilisation dans le sens de l'intérêt général, tout en permettant aux citoyens de conserver le contrôle de leurs données », a commenté la Commissaire Viviane Reding, chargée de la société de l'information et des médias.