Bruxelles, 30/06/2006 (Agence Europe) - Les risques pour la sécurité alimentaire, notifiés par les Etats membres via le système communautaire d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, ont augmenté de 22% en un an (3 158 notifications en 2005 contre 2 588 en 2004).
Contrairement aux conclusions hâtives qui pourraient être tirées de cette tendance, le constat établi par le rapport annuel de la Commission sur le fonctionnement du système d'alerte rapide de l'UE élargie est plutôt une bonne nouvelle. En effet, loin d'être symptomatique d'une augmentation des risques menaçant la sécurité alimentaire dans l'Union, il témoigne d'une vigilance accrue des Etats membres et de l'efficacité d'un outil qui permet, s'il en est fait bon usage, un échange d'informations rapide entre les Etats membres et la Commission dès qu'est détecté un risque pour la chaîne alimentaire, et des mesures immédiates de retrait du marché des produits incriminés. L'amélioration des contrôles dans les nouveaux Etats membres et l'accroissement des importations des denrées alimentaires dû à l'élargissement de l'UE sont des raisons pouvant expliquer cette augmentation, souligne la Commission.
Le rapport de la Commission distingue entre les notifications d'alerte (956) envoyées lorsque la denrée alimentaire ou l'aliment pour animaux en cause se trouve déjà sur le marché et que des mesures immédiates de retrait s'imposent, et les notifications d'information (2 202) consécutives à la détection d'un risque ne nécessitant pas une action immédiate d'autres Etats membres parce que le produit n'a pas atteint leur marché (les lots ont été bloqués aux frontières, par exemple).
En 2005, la majorité des notifications d'alerte (61%) portaient sur des produits originaires de l'UE, principalement des poissons et des produits de la pêche (20%), des viandes et des produits à base de viande (18%) ainsi que des herbes et des épices (11%). La plupart des notifications d'information (78%) se rapportaient à des produits en provenance de pays tiers, et plus d'un tiers avaient pour objet des fruits à coques et des produits dérivés.
Les principaux dangers signalés par les autorités nationales de contrôle concernaient la présence de mycotoxines, de micro-organismes nocifs (tels que les salmonelles et E.coli) et de substances illégales (comme les colorants Soudan, par exemple, présents dans les épices).
Sur l'ensemble des notifications, 46% concernaient des produits rejetés à la frontière de l'UE, la preuve ayant été faite de leurs risques pour la sécurité alimentaire. Les pays tiers concernés ont, à chaque fois, été dûment informés de ces risques dans le cadre du suivi qu'assure la Commission européenne.
Le rapport annuel détaillé peut être consulté à l'adresse suivante: http: //europa.eu.int/comm/food/food/rapidalert/index_en.htm