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Bulletin Quotidien Europe N° 9205
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Décision le 7 juin sur des demandes de distillation de vins

Bruxelles, 06/06/2006 (Agence Europe) - Le Comité de gestion devrait se prononcer, ce mercredi 7 juin, sur les demandes française et italienne d'ouverture du mécanisme de distillation de crise afin d'éponger une partie des excédents de vin. L'Espagne et la Grèce ont déposé aussi des dossiers pour une telle mesure, mais la Commission européenne a besoin encore de temps pour les examiner.

La France demande des aides communautaires pour distiller au total un volume de 4 millions d'hectolitres (hl) de vins: 2 millions d'hl de vins de qualité, plus 2 millions d'hl de vin de table. Le gouvernement français demande un prix d'achat communautaire de 4 euros par degré d'hl pour les 2 millions d'hl de vins de qualité, un prix jugé un peu excessif par la Commission, qui rappelle celui payé l'année dernière (3,35 euros). Le prix communautaire pour la distillation des vins de table devrait être, comme habituellement, proche de 2 euros par hl. L'Italie réclame une distillation de 3 millions d'hl de vins de table, plus 100.000 hl de vin de qualité.

Selon plusieurs sources, le Comité de gestion devrait donner un avis favorable au déclenchement du mécanisme de distillation de crise pour les vins français et italiens, mais sans doute pas selon les modalités (tonnage et prix) demandées par ces deux Etats membres. Par ailleurs, l'Espagne a demandé aussi de bénéficier de cette mesure (dont les volumes ne sont pas encore connus), de même que la Grèce (500.000 hl de vin). Une décision pour ces pays est attendue plus tard en juin.

Environ 7,5 millions d'hectolitres de vins communautaires ont dû être distillés en alcool en 2005, ce qui a coûté 185 millions d'euros au budget communautaire. L'adoption de ces mesures de gestion du marché intervient à un moment délicat. Le 22 juin, la Commission européenne doit présenter sa communication sur les options de réforme du secteur vitivinicole, dans laquelle elle redira tout le mal qu'elle pense de ce mécanisme de distillation de crise, conçu au départ pour être déclenché à titre exceptionnel mais a été très utilisé récemment. Le porte-parole de la Commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, cité par l'AFP, a commenté: la multiplication de ces distillations de crise est « un bon argument pour la réforme » envisagée par la Commission.

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