Bruxelles, 20/04/2006 (Agence Europe) - Le président du groupe français DCN, Jean-Marie Poimboeuf, a annoncé le 17 avril dans les colonnes du Figaro la constitution d'un « club », le « Warship Procurement European Club », regroupant les grands acteurs européens du secteur naval militaire. Constitué de DCN, des entreprises britanniques VT et BAE, du groupe allemand TKMS (issu de la fusion entre les chantiers de ThyssenKrupp et HDW) de Finmeccanica (Italie) et de Navantia (nouveau nom de l'entreprise espagnole Izar), ce regroupement vise à « faire converger nos spécifications afin de réaliser des achats en commun » pour réduire les coûts auprès des fournisseurs, selon M. Poimboeuf, qui explique que les achats représentent jusqu'à 65% du coût des navires armés. De plus, DCN, TKMS et Navantia ont décidé de présenter des propositions à l'Agence européenne de défense en matière de sécurité maritime afin d'aboutir à un projet commun. Ces deux initiatives posent des jalons pour le développement d'un futur navire armé européen, se félicite DCN. Pour l'heure, Le Figaro écrit que DCN s'appuie sur des prises de commandes qui vont lui assurer un socle d'activité solide pour les années à venir ainsi que sur de futurs contrats, notamment celui des sous-marins Barracuda pour la marine française. Une première tranche de six sous-marins d'une valeur de 6 milliards d'euros pourrait lui être notifiée après l'été. DCN a remis sa troisième offre au ministère français de la Défense après avoir revu ses prix à la baisse de 20%.
DCN, en plein rapprochement avec le groupe d'électronique de défense Thales, a répété à plusieurs reprises sa volonté de participer activement à la consolidation attendue du secteur naval au niveau européen. Aux termes des accords signés fin décembre 2005 entre les deux entreprises, l'électronicien de défense doit prendre 25% du capital de DCN et lui verser une soulte de 100 à 150 millions d'euros en échange de l'apport de sa filiale Thales Naval France, de ses 50% dans Armaris, leur société commune de promotion internationale ainsi que ses parts dans MOPA2, la société qui pilote le projet de porte-avions franco-britannique. (Source: notre publication Nouvelles Atlantiques).