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Bulletin Quotidien Europe N° 9176
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/galileo

Pour Philippe Busquin, il est préférable de lancer Galileo avec moins de satellites plutôt que retarder le programme faute de moyens

Bruxelles, 20/04/2006 (Agence Europe) - Il faut que le système de radionavigation par satellite européen Galileo voie le jour malgré le manque de financement communautaire. Pour le socialiste belge Philippe Busquin, président du groupe « Espace et Ciel » du Parlement européen, il s'agit de « faire avec » les réalités budgétaires de l'UE pour la période 2007-2013, qui sont bien en deçà de ce qu'avaient escompté la Commission européenne et le Parlement européen, notamment dans le domaine des transports et de la Recherche. Dans ce contexte, M. Busquin estime préférable de commencer avec moins de satellites au lieu de retarder le lancement du système Galileo, a expliqué à EUROPE le porte-parole de M. Busquin. Bien entendu, l'ancien Commissaire à la Recherche sait que pour avoir une couverture satellitaire optimale, il faudrait les trente satellites prévus initialement. Mais dans l'immédiat, « si on n'a l'argent que pour 25 satellites, on aura une moins bonne couverture, mais c'est mieux que rien », a précisé son porte-parole.

Du côté des services compétents de la Commission européenne, on maintient cependant qu'il faut disposer des trente satellites prévus pour mener à bien le projet Galileo. Il a fallu des années pour qualifier le système en fonction des besoins techniques (comme la précision et la qualité des signaux émis), d'un nombre précis de satellites et de leur mise sur orbite. « On ne peut pas avoir n'importe quel nombre de satellites donnant n'importe quel signal dans n'importe quelle orbite. On ne pourra pas le faire sans tous les satellites prévus », a expliqué à EUROPE un responsable du projet Galileo au sein de la Commission. Sans compter que toute modification du système ne se fera pas sans coût. « Si on doit redessiner le système, parce qu'il y a moins de satellites, ça va coûter de l'argent, ça va prendre des années, et on n'est même pas sûr du résultat », met en garde ce responsable. Bref, pour disposer du système de radionavigation par satellite dont l'UE rêve de se doter, « il faudra les 30 satellites ».

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