Bruxelles, 01/03/2006 (Agence Europe) - A cinq jours de la réunion décisive du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le dossier nucléaire iranien, le 6 mars à Vienne, diplomates et experts russes et iraniens essayaient mercredi à Moscou de trouver un accord sur la proposition de compromis russe (soutenue par l'UE-3 - Allemagne, France et Royaume-Uni) de délocalisation partielle des activités d'enrichissement d'uranium de l'Iran en Russie. Alors que Téhéran multiplie depuis le début des négociations, le 20 février, les déclarations encourageantes sur « une base commune » ou « un accord de principe » concernant la création d'une joint-venture russo-iranienne d'enrichissement d'uranium destiné à l'Iran établie sur le sol russe, les responsables iraniens refusent toujours fermement le moratoire sur l'enrichissement d'uranium exigé par Moscou (selon lequel l'Iran devrait s'abstenir d'enrichir sur son sol). Le principal négociateur iranien, Ali Larijani, refuse de faire du moratoire une condition au règlement du dossier. « Un moratoire est nécessaire lorsqu'il y a un danger, mais toutes nos activités sont transparentes », a-t-il expliqué mercredi matin tout en affirmant que l'Iran acceptait les inspections de l'AIEA. Si les négociations russo-iraniennes de Moscou n'aboutissent pas, le Conseil des gouverneurs pourrait décider de faire entrer le dossier iranien dans une deuxième phase, qui prévoit l'implication du Conseil de sécurité de l'ONU en vue de prendre des sanctions contre Téhéran.