Bruxelles, 01/03/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne s'est félicitée le 1er mars de l'issue positive de la rencontre, le 28 février à Paris, entre le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et le président de la République de Chypre, Tassos Papadopoulos, au cours de laquelle les deux hommes ont convenu que la recherche d'une solution à la division de l'île devra se poursuivre sous les auspices des Nations unies. Après l'échec du référendum sur la réunification en avril 2004, l'ONU ne souhaite pas encore s'engager formellement dans une nouvelle négociation officielle entre les deux parties (elle le fera seulement si les chances de réussite sont réelles, ce qui n'est pas encore le cas actuellement). Il a tout de même été décidé, mercredi à Paris, que les deux communautés auront des pourparlers bilatéraux au niveau technique en vue de préparer le terrain pour des négociations plus tard. « La Commission européenne soutient l'idée d'une reprise des négociations sous les auspices de l'ONU. Nous saluons donc le résultat des discussions qui ont eu lieu à Paris (…). Il est encourageant d'entendre que les dirigeants des deux communautés de l'île se sont mis d'accord pour commencer un dialogue sur les sujets techniques. Nous estimons que ce dialogue peut créer la confiance nécessaire qui peut mener à la reprise des discussions sur la division de Chypre », a commenté la porte-parole du Commissaire Olli Rehn (Elargissement). Kofi Annan a annoncé à Paris qu'il allait désigner bientôt un nouveau représentant spécial pour la question de Chypre. Dans les médias turcs, on cite déjà le nom du professeur nigérian Ibrahim Gambari, actuellement sous-secrétaire général de l'ONU pour les affaires politiques.