14/02/2006 (Agence Europe) - L'ancien député européen Philippe Herzog, qui a été rapporteur du Parlement (pour le groupe GUE/NGL) sur le Livre vert concernant les services d'intérêt général, affirme dans un communiqué, à propos du vote sur la directive « services » attendu jeudi: « à supposer que les compromis Gebhardt-Harbour (…) soient entérinés, j'adopterais ce texte si je devais le voter: il permet d'opérer les ouvertures nécessaires à la constitution d'un marché intérieur des services en écartant le principe du pays d'origine et en laissant la porte ouverte à l'élaboration de principes communs de régulation ». Selon M. Herzog, le compromis entre les groupes PPE-DE et PSE permettrait à la fois de tenir compte de « la dimension d'intérêt général que peuvent recouvrir les mesures nationales appliquées aux services » et de lever les « obstacles protectionnistes » à la création d'un marché commun des services (l'absence d'un tel marché européen « crée un véritable manque à gagner en termes de croissance et de compétitivité qui accroît le retard de l'Europe vis-à-vis de ses concurrents mondiaux », reconnaît l'ancien membre du bureau national du Parti communiste français). En notant que la Confédération européenne des syndicats se bat « à juste titre » pour « concilier le droit à la mobilité pour tous les travailleurs de l'Union (y compris ceux des nouveaux Etats membres) et des droits sociaux conformes aux objectifs européens de bien-être social », M. Herzog estime que cela « recouvre deux fronts principaux: la révision de la « directive détachement » (des travailleurs), pour clarifier les zones d'ombre subsistantes, et la mise en place de conventions collectives européennes ».