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Bulletin Quotidien Europe N° 9100
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25% du gaz naturel consommé en Europe vient de Russie

Bruxelles, 30/12/2005 (Agence Europe) - L'Union européenne ne souhaite pas se mêler du conflit gazier qui oppose depuis plusieurs semaines Moscou à Kiev, mais elle est indirectement concernée. En effet, elle importe depuis la Russie, et pour l'essentiel via l'Ukraine, environ un quart du gaz naturel qu'elle consomme.

Le gaz naturel représente 23,7% de la consommation d'énergie finale européenne (pétrole: 44,7%; électricité: 19,4%), indique Eurogas, la fédération européenne de l'industrie du gaz. L'UE (hors Chypre et Malte) a consommé 456 milliards de m3 de gaz naturel en 2003, dont la provenance est ainsi répartie: Europe (incluant Norvège): 61% ; Russie: 24% ; Algérie: 11% ; autres pays: 4%. Eurogas prévoit que la consommation de l'UE-25 atteindra entre 525 et 560 milliards de m3 en 2010, et entre 590 et 640 milliards en 2030, tandis que la part de l'Europe dans la production va diminuer, accroissant ainsi sa dépendance.

Dans le différend sur le dossier, la Russie a rejeté toutes les propositions de l'Ukraine avancées lors des négociations à Moscou, ces derniers jours, sur le prix du gaz russe, a affirmé le 30 décembre le Premier ministre ukrainien, Iouri Ekhanourov. Selon lui, les Russes ont avancé de nouvelles propositions, notamment sur le remplacement des ventes de gaz turkmène à l'Ukraine par du gaz russe. Le chef du gouvernement ukrainien a laissé entendre que Kiev n'était pas favorable à cette proposition, les Ukrainiens étant satisfaits des conditions de leur coopération avec les Turkmènes.

L'Ukraine et la Russie sont en conflit grave depuis plusieurs semaines sur le prix de gaz russe destiné aux Ukrainiens que le géant russe Gazprom veut quadrupler à partir du 1er janvier 2006 (il demande 220 à 230 dollars pour 1.000 mètres cubes), menaçant de couper ses livraisons à Kiev si l'Ukraine refuse d'accepter les exigences russes. Kiev estime ce prix inacceptable et demande une hausse graduelle. Le Premier ministre ukrainien Iouri Ekhanourov a aussi affirmé vendredi que le président Poutine était opposé à l'idée de couper le gaz à l'Ukraine à partir du 1er janvier prochain.

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