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Bulletin Quotidien Europe N° 9082
Sommaire Publication complète Par article 52 / 53
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE / Bibliothèque européenne

N° 665

*** RENAUD DEHOUSSE: La Fin de l'Europe. Flammarion (87 quai Panhard et Levassor, F-75647 Paris. Tél.: (33-1) 40513100 - Internet: http://www.editions.flammarion.com ). 2005, 191 p., 17 €. ISBN 2-08-210535-5.

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Professeur à Sciences-Po où il dirige le Centre d'études européennes, Renaud Dehousse a les idées claires. En tout cas sur l'Europe dont il prend le pouls dans cet ouvrage en délivrant un diagnostic empreint d'une double vertu: il est d'une totale limpidité dans l'écriture et la réflexion, à mille lieues de certains textes académiques pédants et obscurs à plaisir, comme si, pour d'aucuns, intelligence rimait avec suffisance intellectuelle absconse ; il est l'œuvre d'un esprit libre, d'un "libre penseur" de l'Europe qui emprunte les sentiers battus et rebattus, les voies fécondes comme les impasses, pour en mettre en lumière les nids de poule et les vrais chemins qui mènent à la Rome européenne.

La construction de l'Europe touche-t-elle à sa fin ? Après les verdicts négatifs des citoyens français et néerlandais, en plein cœur aussi de l'actuel bras de fer budgétaire qui voit "le poison du juste retour (…) faire son œuvre jusqu'au bout", se poser cette question lourde de sens n'est pas sot. Renaud Dehousse y apporte des réponses qui ne privilégient pas le catastrophisme, mais qui invitent les responsables européens à faire preuve, à nouveau, d'innovation politique après avoir pris la juste mesure, sans œillère, des forces et des faiblesses réelles du modèle européen de gouvernance tel qu'il a été modelé depuis les origines. Pour situer la crise actuelle dans l'évolution de la construction européenne, l'auteur commence par rappeler les vertus - et les raisons d'être - du système original mis en place sous la dénomination de "méthode communautaire". "Même dans l'optique de gouvernements jaloux de leurs prérogatives, la voie communautaire offrait de nombreux avantages", observe-t-il en expliquant que les pouvoirs centraux concédés à la Commission n'ont pas découlé d'un coup de force idéologique: les capitales avaient besoin d'un centre d'expertise, d'un "organe neutre" doté d'un pouvoir d'initiative lui permettant de "rechercher une synthèse entre les différents intérêts nationaux et sectoriels", cette centralisation supranationale évitant "que le programme législatif ne soit simplement dicté par les rapports de puissance entre les Etats-membres ou par des contingences internationales". Sans compter, ajoute Dehousse, que "confier des missions de surveillance à une institution que son caractère plurinational protège contre des pressions politiques trop directes contribuait à asseoir la crédibilité du système, en rendant plus vraisemblable le respect par chacun des décisions communes". Encore faut-il que la Commission réunisse les "conditions de la confiance" des capitales, ce qui n'est plus le cas dans un contexte de crise: crise de légitimité avec la fin du "consensus permissif", montée en puissance de la méfiance des gouvernements nationaux (qui, à titre d'exemple, préfèrent mettre en place des Agences administratives autonomes plutôt que de prendre le risque de renforcer la Commission), la tendance étant désormais, sur le plan des politiques (la Stratégie de Lisbonne, par exemple), de miser "sur l'émulation entre les Etats-membres plutôt que sur les mécanismes communautaires de contrôle".

Renaud Dehousse revient ensuite sur la place de l'idée constitutionnelle dans l'Europe de l'après-1945 ("toutes les tentatives pour donner une base constitutionnelle se sont soldées par un échec", souligne-t-il) en faisant l'éloge de la démarche fonctionnaliste initiée par Monnet, avant de porter un jugement particulièrement critique sur "le faux débat constitutionnel" et sur une "Constitution antifédéraliste" qui a vu, "les préoccupations individuelles et de court terme des gouvernements" l'emporter "sur l'intérêt de tous à définir un modèle de gouvernement durable" pour l'Europe élargie. L'auteur tire ensuite les leçons des référendums avant d'inviter les responsables à envisager une relance sur la base de projets concrets qui puissent être appréciés par les citoyens.

Michel Theys

*** ANNIE LAURENT, NICOLAS SAUGER (sous la dir. de): Le référendum de ratification du Traité constitutionnel européen: comprendre le "non" français. Centre de recherches politiques de Sciences Po (98 rue de l'Université, F-75007 Paris. Courriel: info@cevipof.sciences-po.fr - Internet: http://www.cevipof.msh-Paris.fr ). Collection "Les Cahiers du Cevipof", n° 42. 2005, 167 p., 14 €.

Fruit d'une journée de réflexion tenue dans le cadre du groupe d'Analyse électorale de l'Association française de science politique, ce Cahier offre une des premières analyses scientifiques de la consultation qui a vu près de 55% des Français rejeter le Traité constitutionnel européen. Huit contributions s'emploient à nuancer nombre de diagnostics en revenant sur le choix de la procédure référendaire par le président Chirac (Laurence Morel, après avoir analysé les usages du référendum sous la Vème République, parle d'un "Président en perte d'initiative") et sur la consultation interne au Parti socialiste, en situant les enjeux du scrutin (il s'avère que la "pulsion nationale" a prédominé dans le camp du "non"), en cherchant à comprendre comment la campagne électorale s'est structurée et, enfin, en s'interrogeant sur le sens des résultats. L'un des enseignements est que les "peurs sociales" ont joué un rôle éminent dans le verdict négatif. A cet égard, Christophe Piat et Jacques Gerstlé interpellent en observant que, "à situation sociale objectivement comparable, la médiatisation du social" a été, à la télévision, "trois fois et demie plus forte en 2005 qu'en 1992", année du "oui" - serré - au Traité de Maastricht. Pour eux, le lien ainsi "établi entre l'Europe et les problèmes sociaux ne pouvait que réduire davantage encore la possibilité d'une ratification". (MT)

*** Revue politique et parlementaire. Société d'Edition Diplomatique et Parlementaire (6 rue Labrouste, F-75015 Paris. Tél.: (33-1) 45315805 - fax: 45311879). Juillet/août/septembre 2005, n° 1036, 200 p., 24 €. Abonnement annuel: 61 € (France), 75 € (étranger). ISBN 2-85702-151-8.

Un dossier intitulé "La France, l'Europe… et maintenant ?" occupe la quasi intégralité de ce numéro d'une Revue toujours digne d'intérêt, ce que confirme encore cette dernière livraison. Les causes et les conséquences du vote négatif d'une majorité de Français à la Constitution européenne sont analysées sous toutes les coutures par des auteurs issus, pour la plupart, du monde académique. Les "politiques" ne sont toutefois pas oubliés puisque sept parlementaires d'horizons divers (Jean-Louis Bourlanges, Elisabeth Guigou, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici, Philippe de Villiers, Henri Weber et Francis Wurtz) répondent aux questions qui leur ont été posées par la Revue. Pour le comité de rédaction de celle-ci, "la relance d'une Europe politique - géographiquement précise et correspondant à un noyau cristallisateur encore dénommé premier cercle - semble bien la seule alternative possible à la grande zone de libre-échange que certains veulent mettre en place" car, face à "la profondeur du cycle populiste et de la fracture entre les peuples et leurs représentants" politiques, seule la "recherche d'une nouvelle cohésion interne entre quelques pays permettrait de concevoir des institutions à même de redonner une perspective politique à l'Europe". (MT)

*** BINO OLIVI, ROBERTO SANTANIELLO: Storia dell'integrazione europea. Il Mulino (37 Strada Maggiore, Casella postale n° 119, I-40100 Bologna. Internet: http://www.mulino.it ). 2005, 347 p., 19 €. ISBN 88-15-10479-8.

Bino Olivi, qui a été pendant plus de vingt ans porte-parole de la Commission européenne, reprend largement ici, secondé par Roberto Santaniello qui dirige la Représentation de la Commission à Milan, son histoire de "L'Europe difficile", une histoire de l'intégration européenne depuis ses débuts qu'il raconte avec succès au fil de différentes éditions, très étoffées et toujours actualisées, que ce soit en italien ou en français (au sujet de la version de 2001 publiée par Gallimard, voir la Bibliothèque européenne n° 499, annexée au bulletin n° 8183).

Dans ce nouvel ouvrage, Bino Olivi retrace les dernières étapes de ce long processus dans un chapitre intitulé "L'Union dans le nouveau millénaire et la Constitution européenne", en analysant en particulier le cheminement qui a conduit à la constitution, ainsi que les âpres débats sur la "question turque". Une question qui a posé avec éclat, écrit-il, le problème de "l'identité européenne" et, "inévitablement, la question essentielle et peut-être préalable" des frontières de l'Europe, "face à l'apparition d'une nouvelle Histoire". Dans sa préface, Bino Olivi martèle: le problème "des frontières définitives de l'Union européenne" doit être réglé afin de "garantir la normalité, qui ne saurait plus être retardée, de l'Europe guérie après les longs après-guerres". Ce problème des frontières est un "un volet essentiel de la grande énigme non résolue de l'identité européenne qui, pendant des décennies, a été cachée ou négligée par l'imposante réalité de la guerre froide", avertit Bino Olivi. Selon lui, avec la ratification de la Constitution européenne, "nous avons sans doute abordé la plus difficile période de la vie de l'UE, au cours de laquelle sa propre existence pourrait être remise en question ou, au moins, des finalités qui apparaissent aujourd'hui essentielles pourraient être abandonnées, et sa structure institutionnelle modifiée dans un sens négatif" - cette même structure qui, "dans les bons et les mauvais moments, a assuré jusqu'ici le succès de la construction interétatique la plus originale et, dans l'ensemble, la plus réussie de tous les temps". (MG)

*** MICHELE COLUCCI, SALVATORE SICA (sous la dir. de): L'Unione europea. Principi - Istituzioni -Politiche - Costituzione. Zanichelli (34 via Irnerio, I-40126 Bologna. Internet: http://www.zanichelli.it ). 2005, 595 p., 55 €. ISBN 88-08-07103-0.

Préfacé par l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, cet important ouvrage est, comme l'indiquent Michele Colucci (membre du Service juridique de la Commission européenne) et Salvatore Sica (professeur de droit à l'Université de Salerne), un travail collectif confié à des personnes qui "vivent quotidiennement l'expérience du droit européen dans les institutions communautaires, et à des universitaires". MM. Colucci et Sica expliquent aussi que, à travers tout le livre, ils ont délibérément choisi d'utiliser les termes "Constitution européenne" plutôt que "Traité constitutionnel" car, tout en sachant que la deuxième définition est "plus correcte" du point de vue juridico-technique, ils ont préféré la première "pour sa force d'évocation et de perspective". Parmi les nombreux auteurs, citons en particulier Paolo Ponzano, directeur pour les questions institutionnelles au Secrétariat général de la Commission européenne (qui a été membre suppléant de la Convention qui a rédigé la Constitution), Enrico Traversa, conseiller juridique au Service juridique de la Commission, et Alfonso Mattera, conseiller spécial du vice-président de la Commission Franco Frattini et ancien conseiller spécial du président Prodi. (MG)

*** MITCHELL S. MCKINNEY, LYNDA LEE KAID, DIANNE G. BYSTROM, DIANA B. CARLIN (sous la dir. de): Communicating Politics. Engaging the Public in Democratic Life. Peter Lang Publishing (275 Seventh Avenue, 28th Floor, New York, NY 10001. Tél.: (1-212) 6477706 - Courriel: info@peterlang.com - Internet: http://www.peterlangusa.com ). Collection "Frontiers in political communication", n° 2. 2005, 312 p.. ISBN 0-82045523-7.

Faibles taux de participation aux élections, baisse d'intérêt pour les émissions électorales, cynisme politique… Autant de signes qui laissent croire que de nombreux citoyens se désintéressent de la vie politique et qu'ils affaiblissent ainsi le jeu démocratique en déformant le lien entre les citoyens et les élus. C'est justement ce rapport, cette communication entre le peuple et les hommes politiques, les candidats en particulier, qui constitue l'angle d'approche de ce livre. Les nombreuses contributions qui constituent ce volume proviennent du monde académique - principalement des professeurs en communication ou science politique -, mais aussi de personnes impliquées "sur le terrain". Le livre est rédigé par des Américains et se focalise sur la situation outre-Atlantique, mais de nombreuses questions traitées sont également valables pour les pays européens. Par exemple, les deux régions ont en commun les phénomènes de désintérêt plus marqué des jeunes pour les élections, de glissement des vecteurs d'information politique traditionnels, presse écrite et bulletins d'information nationaux, vers Internet, ou encore le désintérêt pour la sphère politique en général au profit d'un engagement sur des thèmes plus précis et immédiats tels que la protection de la nature ou la promotion de telle ou telle cause. D'autres sujets sont plus caractéristiques de la situation américaine, même s'ils se retrouvent également dans une moindre mesure en Europe. C'est le cas, par exemple, des manipulations visuelles et auditives des spots de campagne électorale, induisant de fausses impressions et aliénant les citoyens qui les remarquent. La petite trentaine de contributions est regroupée en quatre chapitres. Le premier chapitre s'attache à décrire le cadre général de la communication et de l'engagement civique et présente des positions contrastées quant à l'impact du désengagement civique sur la démocratie. Le deuxième étudie la façon dont les messages politiques sont véhiculés par les médias, tandis que les deux derniers chapitres analysent respectivement la forme et le contenu des messages émanant de candidats et les communications entre la sphère politique et différentes catégories de citoyens, telles que les femmes, les minorités et les jeunes. Il en résulte un livre intéressant et bien étayé sur l'une des problématiques centrales de nos sociétés démocratiques. Il pose de nombreuses questions pertinentes, comme la place de l'image dans le débat politique ou la responsabilité des candidats face à leurs déclarations. (FRo)

*** La COMMISSION EUROPEENNE (Office des publications officielles des Communautés européennes, L-2985 Luxembourg. Internet: http: //publications.eu.int) a publié le document suivant:

*** RDT info. DG Recherche, Unité Information et Communication (Tél.: (32-2) 2959971 - fax: 2958220 - Courriel: research@cec.eu.int). Novembre 2005, n° spécial, 32 p..

Ce numéro spécial se construit entièrement autour des résultats d'un double sondage Eurobaromètre dédié à la science et mené simultanément dans 32 pays. Les deux thèmes - "Les Européens, la science et la technologie" et "Les valeurs sociales, la science et la technologie" - ont été élaborés par une trentaine d'experts en science sociale. Si le premier reprend des questions déjà posées précédemment, permettant ainsi un certain suivi, le second pose des questions encore inédites et permet d'élargir le champ de vision. Le magazine nous livre ces résultats tant sous forme schématique qu'en texte plus ou moins commenté. Les données apportent, par exemple, des renseignements sur la perception par le public de la science et des scientifiques (il est surprenant de noter qu'à la question "Qu'est ce qui est scientifique ?", la médecine obtient 4,6 points sur cinq et l'astrologie… 3,1). Le bagage scientifique de base des citoyens est également évalué (42% d'entre eux ont de très bonnes bases) et leurs positions sur des questions éthiquement sensibles sont précisées. L'un des chercheurs livre également ses réflexions sur les résultats de l'enquête et le rapport des citoyens à la science.

*** Politica Exterior. Estudios de Politica Exterior SA (6 Padilla. E-28006 Madrid. Tél.: (34-91) 4312628 - fax: 5777252 - Courriel: revista@politicaexterior.com). Septembre-octobre 2005, n° 107, 146 p. 11 €. Abonnement: 93 €.

Politica Exterior s'ouvre sur un éditorial qui revient sur les déjà quatre années de "guerre contre le terrorisme" et se demande pourquoi Al Qaeda continue à agir et les dirigeants terroristes à circuler alors que les Etats-Unis sont enlisés en Irak. D'autres contributions rejoignent ce thème en ce penchant, par exemple, sur la démocratie au Moyen-Orient, sur la fin d'une ère en matière de défense et de sécurité, sur l'enracinement du conservatisme en Iran, ainsi qu'au travers de la présentation d'un livre de Jean-Charles Brisard sur Abu Musaf al Zarqawi, le "substitut" de Ben Laden. Mais cette édition porte également sur bien d'autres sujets. Certains touchent directement l'Europe, comme le processus de Barcelone dont le dixième anniversaire vient d'être fêté ou l'exemple à suivre de l'Irlande. D'autres traitent notamment des rapports entre l'Union européenne, les Etats-Unis et la Chine ou de l'impact de l'émergence de cette dernière sur l'Amérique du Sud. La revue inclut aussi une interview de Jeffrey Sachs sur les Objectifs du Millénaire de lutte contre la pauvreté extrême.

*** Élan. FEC (17 place Saint - Etienne, F-67081 Strasbourg. Tél.: (33-3) 88353620 - fax: 88379983 - Courriel: fec.strasbourg@wanadoo.fr). Septembre 2005, n° 3, 32 p., 7,50 euros. Abonnement: 29 euros.

Élan est une publication du Foyer des Étudiants Catholiques, à Strasbourg. Elle revient sur la vie et l'actualité de l'association à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire du FEC, sur l'inauguration de ses nouveaux locaux après cinq années de travaux ou sur la remise de la légion d'honneur à Paul Collowald. Mais elle s'intéresse également à la vie sociale et culturelle de l'Alsace, au travers notamment d'un hommage au peintre Camille Claus et d'un papier sur le théâtre en dialecte. La revue propose également un éditorial humaniste sur la crise sociétale que nous vivons. A cela s'ajoute un papier sur l'égalité telle qu'elle était appréhendée par Tocqueville, un aristocrate français "qui a su comprendre que l'évolution de l'humanité poussait d'une manière irréversible à une extension universelle de l'égalité", ainsi qu'un autre article titré "Vers un intégrisme laïque?". Elle propose également plusieurs recensions.

*** Paneuropa Intern. Paneuropa-Union Deutschland e.V. (17 Dachauer Straße, D-80335 München. Tél.: (49-89) 554683 - fax: 594768). Octobre 2005, n° 9, 4 p., abonnement: 95 €.

Cette édition est dédiée aux récentes ouvertures des négociations d'adhésion avec la Turquie et la Croatie, au travers de deux articles sur la première et d'un sur la seconde. Au sujet de l'adhésion de la Turquie, Paneuropa Intern s'interroge sur la pertinence de l'argument qui avance que l'adhésion améliorera la situation des droits de l'Homme dans ce pays, se demande s'il ne faudrait pas alors faire rentrer dans l'Union l'Algérie, l'Iran ou la Chine, et affirme que la promotion des droits de l'Homme est avant tout du ressort d'organisations telles que les Nations Unies. La revue s'oppose également à l'idée, défendue par Jack Straw notamment, que l'adhésion de la Turquie constituerait un facteur important pour le dialogue des cultures et des religions, avançant le fait que le processus de Barcelone est fait pour cela et que les pays arabes du Maghreb ou l'Egypte constitueraient des partenaires plus légitimes et représentatifs pour un dialogue entre christianisme et islam.

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