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Bulletin Quotidien Europe N° 9050
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Mandelson réclame une « certaine latitude tactique »

Bruxelles, 17/10/2005 (Agence Europe) - A la veille du Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères, ce 18 octobre à Luxembourg, au cours duquel la France devrait réitérer ses critiques à l'égard de la tactique de la Commission européenne dans les négociations commerciales à l'OMC (voir EUROPE n° 9049), le Commissaire Peter Mandelson a démenti lundi avoir franchi les « lignes rouges » de son mandat de négociation. « Tout me démontre que nous sommes restés entièrement à l'intérieur du mandat, en particulier à l'égard de la politique agricole commune (européenne) telle que réformée en juin 2003 », dit-il dans une interview au Monde. La Commission européenne ne doit certes pas « agir comme une secte secrète. (…) Mais elle doit naturellement disposer d'une certaine latitude tactique », estime-t-il, en avertissant: « Toute tentative pour réduire cette marge de manoeuvre risquerait d'amoindrir les chances d'un succès ». Dans l'interview, le Commissaire se dit « surpris » par les critiques françaises de la semaine dernière et défend les propositions qu'il a faites à l'OMC. « Tout accord concernant nos dépenses agricoles sera accompagné de concessions équivalentes de nos partenaires », explique-t-il, en assurant: « Je n'envisage aucun écart par rapport (aux) principes centraux de notre mandat ». « Ce que nous avons proposé est destiné à tester nos partenaires. C'est une offre exploratoire », ajoute M. Mandelson. « Les Etats membres ont entériné en octobre 2004 le principe d'une amélioration « substantielle » de l'accès au marché (...) pour relancer les négociations à l'OMC. Nous avions l'obligation de faire une offre. Je ne veux pas être placé sur la défensive sans rien avoir à proposer », affirme M. Mandelson qui rappelle aussi que le volet agricole n'est pas le seul sujet du cycle de Doha. « Au-delà de l'agriculture, nous devons obtenir des avancées dans les services et les biens industriels. Rien ne sera conclu avant que tout ne soit conclu ».

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