login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9047
Sommaire Publication complète Par article 35 / 38
INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/femmes

L'audition publique sur les femmes et les microcrédits plaide pour des finances éthiques

Bruxelles, 12/10/2005 (Agence Europe) - Respecter les droits des femmes et les empêcher de vivre dans la pauvreté: tel était le leitmotiv de l'audition publique organisée le 11 octobre à Bruxelles sur le thème « Femmes et microcrédits » par les commissions parlementaires Droits de la Femme et l'Egalité des genres, Développement, Industrie/Recherche/Energie, et Affaires étrangères. Cette audition, qui se tenait dans le cadre de 2005 Année internationale du Microcrédit annoncée par les Nations unies, a permis d'examiner la situation dans la région Meda et dans les pays en développement.

« Notre but est à la fois de respecter les droits de l'Homme et d'empêcher les femmes de vivre dans la pauvreté. Il faut donner aux femmes la possibilité d'avoir accès aux microcrédits. C'est notre devoir de veiller à ce que la pauvreté diminue, à ce que l'on ait une meilleure alphabétisation des adultes et de meilleurs logements », a déclaré la présidente de la commission des Droits de la Femme Anna Zaborska (PPE-DE, slovaque) devant la presse. A propos de la situation dans la zone Meda, qui est tout à fait différente qu'en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, Mme Zaborska a noté qu'il fallait « agir rapidement, d'autant que le dernier rapport de la PNUD sur la situation des femmes est très alarmant ». La présidente de la commission Développement Luisa Morgantini (GUE/NGL, italienne) a souligné la nécessité de « lutter contre la pauvreté, les discriminations envers les femmes et l'oppression dont elles sont victimes dans tous les domaines. L'encouragement à l'accès aux microcrédits est une petite chose qui permettra d'insuffler une nouvelle estime de ces femmes vis-à-vis d'elles-mêmes et qui devrait aussi contribuer à diminuer ainsi la violence domestique ». Pour Mme Morgantini, « les microcrédits sont une façon d'utiliser les règles de la finance (qui autrefois étaient réservée aux riches) en respectant des normes éthiques. Il faut des finances éthiques ». La Baroness Emma Nicholson (ALDE, britannique), vice-présidente de la commission Affaires étrangères, a constaté que « conciliés avec santé et éducation, les microcrédits sont un instrument pour extirper les hommes et les femmes de la misère ». « La pauvreté avance à des cadences monstrueuses, l'écart entre les riches et les pauvres se creuse de plus en plus. J'ai le grand espoir que les microcrédits combinés avec des efforts en faveur de la santé et de l'éducation et un système d'alphabétisation des adultes, permettra de changer la vie de millions de personnes. Et cela, on le doit aux institutions européennes », a dit Emma Nicholson. Lui emboîtant le pas, Britta Thomsen (PSE, danoise) vice-présidente de la commission Industrie/Recherche/Energie, a souligné l'importance de la prise de conscience dans la société. « Un pauvre n'a jamais osé pousser la porte d'une banque, il n'a donc pas accès aux microcrédits », s'est-elle exclamée, en insistant sur l'importance d'aides techniques adéquates. « 2005 est l'année de la responsabilité », a lancé la vice-présidente de la commission économique de l'Assemblée parlementaire euroméditerranéenne Jamila Madeira, en rappelant que la plupart des pauvres dans le monde sont des femmes. Nous devons « pousser les femmes à devenir plus actives dans la société pour voir leur vie changer. Nous sommes fières d'aider des personnes, et d'y réussir sans faire de la charité. Les microcrédits encouragent les idées et permettent de créer des entreprises », a conclu Mme Madeira.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT