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Bulletin Quotidien Europe N° 8993
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/ouzbekistan

Le Conseil menace mais ne sanctionne pas encore l'Ouzbékistan

Bruxelles, 18/07/2005 (Agence Europe) - Le refus persistant du président Karimov d'accepter une enquête indépendante internationale sur les massacres d'Andijan n'aura pas encore d'impact immédiat sur les relations UE/Ouzbékistan, mais plusieurs options de sanctions seront étudiées à la lumière des résultats que le nouveau Représentant spécial de l'UE pour l'Asie centrale, Jan Kubis, va effectuer dans la région, ont convenu lundi les ministres des Affaires étrangères, réunis en Conseil « Relations extérieures » sous la présidence du Britannique Jack Straw. Le Conseil s'est dit « profondément préoccupé » par la situation dans le pays et il condamne le refus des autorités ouzbèques de laisser des experts indépendants faire la lumière sur les massacres rapportés en Andijan mais, lundi, les Vingt-cinq ne sont pas encore parvenus à s'entendre sur la suspension immédiate de l'Accord de Partenariat et de Coopération (APC) ou de certaines parties de l'accord - en dépit du fait que l'échéance, fixée par l'UE, ait expiré le 30 juin sans que le président Karimov ait changé d'avis à propos de l'enquête internationale. Alors qu'un projet de conclusions, préparé par le Coreper à la fin de la semaine dernière, proposait au Conseil de « suspendre, à ce stade, tout approfondissement de l'Accord de Partenariat et de Coopération », les conclusions adoptées lundi ne vont pas aussi loin. Elles demandent aux instances compétentes du Conseil de suivre étroitement la situation dans le pays et « d'examiner la possibilité d'une suspension de certaines parties de l'APC ». Les conclusions précisent qu'une autre possibilité de sanction serait d'introduire un embargo sur les exportations européennes d'armes et d'équipements militaires vers l'Ouzbékistan, ainsi que sur d'autres équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression intérieure. Le Conseil rappelle que les relations entre l'UE et l'Ouzbékistan sont fondées sur le respect mutuel des principes démocratiques, de l'Etat de droit et des droits de l'Homme qui font tous partie de l'APC. Le Conseil condamne le gouvernement ouzbèque pour avoir violé ces principes en ayant recours, à Andijan, à des mesures « excessives, disproportionnées et sans discrimination ». Le nouveau Représentant spécial de l'UE pour l'Asie centrale, le Slovaque Jan Kubis, a été invité à visiter la région le plus rapidement possible. Le Conseil a l'intention de réexaminer l'APC et de statuer sur d'éventuelles sanctions sur la base du rapport de M. Kubis.

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