Bruxelles, 18/07/2005 (Agence Europe) - Le Conseil « Affaires générales » a adopté lundi des conclusions dans lesquelles les ministres condamnent une fois de plus des attentats meurtriers de Londres comme étant « un affront contre tout ce que l'Union européenne représente ». Il est important que l'UE et les Etats membres se dotent des moyens nécessaires pour faire face aux menaces terroristes, mais aussi qu'ils aident les pays tiers à combattre les sources du terrorisme, ont-ils souligné. A cet égard, le Conseil a convenu que la lutte anti-terroriste doit désormais être un aspect clé de tous les dialogues politiques que l'UE a établis avec des pays tiers. Les ministres ont aussi rappelé les conclusions adoptées la semaine dernière lors du Conseil JAI extraordinaire.
En arrivant lundi matin à Bruxelles, Jack Straw, le ministre britannique des Affaires étrangères qui présidait le Conseil (et qui, devant ses pairs, a exprimé la gratitude du gouvernement britannique pour la solidarité et l'aide pratique fournie par tous les Etats membres suite aux attentats de Londres), a fermement rejeté lundi l'hypothèse d'un lien entre la guerre en Irak et les attentats de Londres. « Il n'est plus temps de trouver des excuses au terrorisme (…) Les terroristes ont frappé partout dans le monde, dans des pays alliés aux Etats-Unis dans la guerre en Irak et dans des pays qui n'avaient rien à faire avec la guerre en Irak. Ils ont frappé au Kenya, en Tanzanie, en Indonésie, au Yémen, ils ont frappé ce week-end en Turquie, qui n'a pas soutenu notre action en Irak », a dit Jack Straw devant des journalistes. M. Straw réagissait ainsi à un rapport publié lundi par l'Institut royal des relations internationales (Chatham House, RIIA) qui estime que l'invasion de l'Irak en mars 2003 a placé la Grande-Bretagne « dans une situation particulièrement risquée », notamment « parce que c'est l'allié le plus proche des Etats-Unis ». A Londres, le ministre de la Défense, John Reid, a également contesté cette analyse.