Bruxelles, 14/07/2005 (Agence Europe) - A la condition de céder le secteur 'hydroélectricité' de l'entreprise autrichienne qu'elle convoite et de garantir l'indépendance de SMS Demag, une entreprise allemande de construction d'installations métalliques, Siemens pourra procéder à l'acquisition de VA Technologie AG. Satisfaite des engagements proposés par la firme allemande, la Commission a en effet décidé, mercredi, d'autoriser l'opération évaluée à 995 millions d'euros et au terme de laquelle Siemens contrôlera 97,5% des parts de VA Tech. L'entreprise autrichienne, qui est le leader européen sur le marché d'importants composants de centrales hydroélectriques, comme les turbines ou les générateurs, est également active dans des secteurs où Siemens est présent, de sorte que leurs produits sont aussi utilisés pour les réseaux de distribution d'électricité, les trains, les aciéries ou les grands immeubles. « Je voulais m'assurer que les entreprises de distribution d'électricité ne répercutent pas sur leurs clients les augmentations de prix qu'elles devraient subir pour l'achat de leurs installations », a déclaré Neelie Kroes, Commissaire chargée de la concurrence. Les craintes de la Commission portant sur la fusion des activités 'centrales hydroélectriques' de Siemens avec VA Tech Hydro ont été apaisées et cette dernière sera finalement cédée à un acquéreur indéterminé.
Autre condition à l'aval de la Commission, Siemens devra se séparer des 28% d'actions qu'elle détient dans SMS Demag, un concurrent de VA Tech pour la construction d'installations pour la production d'acier. En attendant cette cession, il est prévu que les représentants de Siemens dans les organes de SMS Demag soient remplacés par des mandataires, afin de garantir que l'entreprise reste indépendante.
La Commission a par ailleurs mis fin à l'obligation de Bombardier, le concurrent de Siemens dans le secteur des transports ferroviaires, d'acquérir des systèmes de traction pour tramways à VA Tech. En avril 2001, la firme canadienne avait pris cet engagement pour obtenir l'accord de la Commission à son projet de rachat d'Adtranz, la division ferroviaire du groupe germano-américain DaimlerChrysler.