login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8930
Sommaire Publication complète Par article 45 / 50
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/cese/dialogue social

Célébration des 20 ans du dialogue social européen, avec Jacques Delors - « Toutes les personnes impliquées dans le dialogue social tiennent à la Constitution », constate Anne-Marie Sigmund - Sans dialogue social, l'Europe ne pourra pas répondre aux défis auxquels elle est confrontée, estime Vladimir Spidla

Bruxelles, 18/04/2005 (Agence Europe) - La conférence sur les vingt ans du dialogue social européen organisée le 14 avril à Bruxelles par le Comité économique et social européen (CESE) a souligné les succès de ce dialogue mais aussi ses limites. Elle a aussi posé la question essentielle des conditions dans lesquelles des mécanismes de ce type complètent la législation traditionnelle et, inversement, des circonstances dans lesquelles ils peuvent la compliquer (EUROPE n°8919). Cette journée a fait ressortir la complémentarité entre dialogue social et dialogue civil et démocratie participative, et elle a permis, a commenté la Présidente du CESE Anne-Marie Sigmund, de constater que toutes les personnes impliquées dans le dialogue social « tiennent au Traité constitutionnel ».

« Il est réconfortant d'être ici quand on assiste au débat sur le Traité constitutionnel en France ! », s'est exclamé l'ancien Président de la Commission européenne Jacques Delors « Le progrès social comme le progrès économique demandent de longs efforts, pas toujours couronnés de succès », a-t-il ajouté, en exhortant à être patients et en notant: « le Traité constitutionnel pourra peut-être nous aider ». En exposant quelques réflexions personnelles, M. Delors a notamment affirmé: « il faut voir le paysage européen tel qu'il est, car sans une appréhension réaliste de ce paysage », on risque de rater le défi social. Selon lui, il faut une articulation plus cohérente entre les différents niveaux de dialogue social. Pour Jacques Delors, il faut « s'intéresser à la chose collective. Il faut donner à chacun la capacité de maîtriser sa propre vie. C'est le combat permanent que doit mener le dialogue social ».

« Peut-on imaginer de répondre aux défis qu'affronte l'Europe aujourd'hui sans dialogue social ? certainement pas », a commenté le Commissaire aux Affaires sociales Vladimir Spidla. Et de préciser que l'avenir du dialogue social passe, en particulier, par l'intensification des articulations entre le niveau européen et le niveau national, entre le niveau interprofessionnel et les niveaux sectoriels et d'entreprise. Cet avenir passe également par la confiance et, donc, par l'intensification des canaux de participation et de dialogue, a ajouté le Commissaire en notant qu'à l'heure des nouvelles technologies de l'information, le dialogue est appelé à devenir permanent, riche, transparent, multiforme et sans frontières.

Odile Quintin, directrice générale de la DG Emploi (Commission européenne), a estimé qu'à l'avenir il s'agira d'approfondir les domaines où un partenariat actif entre les partenaires sociaux et la société civile est possible et souhaitable: inclusion sociale, égalité des chances, lutte contre la discrimination, services sociaux d'intérêt général. Le dialogue social, avec l'appui actif de la Commission, a un défi considérable et très différent à relever: celui de donner corps à un niveau européen de relations professionnelles, a poursuivi Mme Quintin en précisant: « c'est le lieu de l'engagement et de la négociation. C'est le terrain d'action des partenaires sociaux et d'organisations structurées, représentatives et mandatées au plan européen, organisations responsables et autonomes ».

Le vice-président du CESE Roger Briesch a rappelé que pour sa part « le dialogue social est et reste l'affaire des partenaires sociaux » mais qu'il faut aussi « prendre en compte, de manière plus ouverte et plus large, les nouvelles données ». « Le Comité l'a bien compris avec les accords de coopération avec la plate-forme des ONG sociales », a-t-il dit. « La Confédération européenne des syndicats (CES) n'aurait pas pu grandir au fil des années sans le dialogue social. Elle s'est transformée elle-même et est devenue un intervenant transnational. Cela n'aurait pas été possible sans l'élan du dialogue social », a commenté Emilio Gabaglio, l'ancien Secrétaire général de la CES. Selon M. Gabaglio, « nous avons besoin d'un grand Pacte social européen pour relancer l'emploi et l'économie ». « La capacité du dialogue social européen de vivre une jeunesse éternelle mais responsable dépend aussi de la capacité des décideurs politiques de se rassembler autour d'un projet commun porteur de croissance et d'emplois durables », a constaté quant à lui Philippe de Buck, secrétaire général de l'Unice.

Sommaire

JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE