Bruxelles, 18/04/2005 (Agence Europe) - Lors de leur réunion « Gymnich », les ministres des Affaires étrangères de l'UE n'ont pas discuté du prochain référendum français sur la Constitution européenne (et des sondages qui, samedi dernier, donnaient 56% de « non »), mais le sujet était clairement « dans la tête de tous ceux qui ont des responsabilités, au sein de la Présidence luxembourgeoise du Conseil et dans l'UE en général », a affirmé Jean Asselborn samedi devant la presse. La Présidence luxembourgeoise n'a « pas l'intention de s'immiscer dans la vie politique quotidienne française », mais le vote en France sera un « vote décisif pour la destinée de la Constitution », a-t-il dit, en ajoutant: « J'espère que le 29 mai, les Français ne penseront pas seulement à la France, mais à la construction européenne. (…) L'Union européenne, sans la France, ce serait une autre Union. Je ne suis pas convaincu que les Français vont vraiment aller si loin et que, pour des raisons de politique intérieure ou pour des raisons politiciennes, ils vont dire « non » à l'Europe en ce moment crucial du 21 siècle ». M. Asselborn s'est aussi déclaré « certain que la Présidence n'aura pas besoin d'élaborer un 'plan B', car les Français vont certainement dire 'oui' le 29 mai ». La Commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a tenu elle aussi à envoyer aux Français le message que « si l'on veut que l'Europe joue un rôle dans le monde, il faut être pour cette Constitution ». Malgré les sondages inquiétants, « la bataille n'est pas encore perdue, il faut lutter », a-t-elle conclu.