login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8919
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/russie

Après les "progrès significatifs" réalisés vendredi au sein du Conseil de partenariat permanent, M. Asselborn est "convaincu" que les feuilles de route pour les quatre "espaces communs" pourront être adoptées le 10 mai

Luxembourg, 01/04/2005 (Agence Europe) - La réunion, vendredi à Luxembourg, du Conseil de partenariat permanent entre l'UE et la Russie a permis de "réduire de manière significative" le nombre de problèmes qui font encore obstacle à l'adoption des feuilles de route pour la mise en place des quatre "espaces communs" que l'UE et la Russie se sont engagées de créer dans les années à venir dans les domaines suivants: économie, liberté/sécurité/justice, sécurité extérieure, recherche/éducation/culture. C'est ce qu'a affirmé devant la presse le président en exercice du Conseil, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, à l'issue de la rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov. "Nos experts travailleront de manière intensive au cours du mois d'avril en vue de finaliser les feuilles de route. Je suis convaincu que les quatre documents pourront être finalisés et que nous pourrons les adopter en paquet lors du Sommet UE/Russie qui se tiendra le 10 mai prochain à Moscou", a dit M. Asselborn.

Comme M. Asselborn l'a expliqué à EUROPE, un "immense progrès" a été fait sur l'ensemble des quatre espaces, mais notamment sur celui qui jusqu'ici a posé le plus de problèmes, à savoir celui sur la sécurité extérieure. "Il y avait jusqu'ici un certain tassement dans les discussions" sur la gestion des problèmes politiques qui concernent les pays et régions qui se trouvent entre l'UE et la Russie, "mais aujourd'hui, nous avons vraiment pu débloquer la situation sur cet espace et je suis très optimiste qu'on va trouver un terrain d'entente à 100%", a expliqué M. Asselborn. On sait que la Russie s'est opposée, avec succès, au concept du "voisinage commun" que l'UE avait initialement proposé en vue d'établir une sorte de mécanisme permanent de coopération et de coordination en vue de tenter de résoudre, ensemble, les différentes crises politiques dans le voisinage commun des deux blocs, comme par exemple en Moldova. La formule finalement retenue dans le nouveau texte élaboré vendredi ne parle plus de voisinage commun, mais de "pays adjacents à la Russie" et de "pays adjacents à l'UE", a expliqué M. Asselborn à EUROPE. Selon cette formule, chacun tenterait donc de contribuer à la solution de ces conflits en utilisant, chacun de son côté, ses propres instruments diplomatiques et moyens de pression (une approche que la Russie a favorisée dès le départ), "mais l'idée du voisinage commun reste notre objectif principal", a déclaré M. Asselborn à EUROPE. Des problèmes subsistent aussi en ce qui concerne le deuxième espace, celui relatif à la liberté/sécurité/justice, notamment en ce qui concerne le futur régime de visas et la conclusion d'accords de réadmission, mais il y a de bonnes chances que ces questions puissent être résolues lors d'une prochaine réunion du Conseil de partenariat permanent UE/Russie (au niveau des ministres de la Justice et des Affaires intérieures) qui se tiendra le 15 avril à Luxembourg.

En matière de politique internationale, "il y a désormais un terrain d'entente et une convergence de vues entre Moscou et Bruxelles sur un grand nombre de dossiers, tels que les Balkans, l'Iran, l'Irak, le Proche-Orient", s'est félicité M. Asselborn. "L'autre côté de la médaille", c'est que l'UE et la Russie ont des opinions divergentes sur la Moldova, a dit le président en exercice du Conseil. "Là, on a une analyse et un argumentaire un peu plus différents". Cependant, même sur la Moldova, il y a désormais une lueur d'espoir de voir la Russie et l'UE travailler davantage main dans la main, notamment grâce à la récente nomination d'un représentant spécial de l'UE pour la Moldova et la Transnistrie, Adriaan Jacobovits. "M. Jacobovits va immédiatement se mettre en contact avec toutes les parties impliquées, aussi bien la Russie, l'Ukraine, la Roumanie et les Etats-Unis", en vue de faciliter une solution concertée à ce problème très précaire de la Transnistrie, qui est un véritable trou noir en plein cœur de l'Europe où fleurissent trafic de drogues et d'armes et autres activités criminelles", a ajouté M. Asselborn.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
CALENDRIER
INTERPENETRATION ECONOMIQUE