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Bulletin Quotidien Europe N° 8910
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M. Juncker envisage de ne plus proposer une liste de « facteurs pertinents » pour décider ou non de déclencher une procédure pour déficit excessif

Bruxelles, 16/03/2005 (Agence Europe) - Répétant qu'un accord à 25 sur la réforme du Pacte de stabilité restait hypothétique, le Président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, a souligné dans un entretien au quotidien français Le Figaro de mercredi, que « certains pays comme le Royaume-Uni n'acceptent pas les propositions de la Présidence luxembourgeoise » et souhaitent « plus de flexibilité dans l'application du Pacte de stabilité et de croissance ». Après avoir indiqué lors du dernier Conseil Ecofin que les chefs d'Etat et de gouvernement, lors du Sommet de printemps, pourraient ne pas recevoir de texte de la part des ministres des Finances (qui tiennent une réunion extraordinaire le 20 mars: EUROPE du 9 mars, p.7), M. Juncker n'exclut pas de renoncer à présenter une liste de circonstances atténuantes. Interrogé sur les difficultés suscitées par sa proposition de liste des facteurs pertinents à prendre en compte lors de l'évaluation de la situation budgétaire d'un Etat membre, M. Juncker reconnaît que « nous songeons à la supprimer ». Sans un tel cadre défini à l'avance, l'Etat membre dont le déficit budgétaire excède les 3% devrait « s'en expliquer dans le détail et définir ainsi sa propre liste », la Commission se chargeant d'évaluer les arguments, affirme-t-il. A la Frankfurter Allgemeine, de mercredi, M. Juncker n'a pas précisé ce qu'il comptait faire des coûts entraînés par l'unification allemande, mais s'est étonné de voir certains de ses collègues se moquer de cette demande allemande. Selon, le Premier ministre luxembourgeois, l'essentiel est de « réaffirmer les principes du traité: s'il a lieu, le dépassement du seuil des 3% doit être minime et temporaire », et de veiller à ce que, en « situation de bonne conjoncture », tout est « fait pour réduire les déficits et constituer des réserves budgétaires ».

Après la réunion des ministres des Finances du dimanche 20 mars, un accord sur la réforme du Pacte est attendu lors du Conseil européen des 22 et 23 mars. « Une fois la réforme du Pacte passée, je compte m'investir davantage dans la coordination des politiques économiques », annonce au Figaro M. Juncker, qui souhaite qu'au sein de l'Eurogroupe qu'il préside, « nous ayons un débat sur les douze budgets de la zone euro, non pas pour harmoniser nos politiques budgétaires mais pour nous informer mutuellement des investissements publics que nous prévoyons d'engager ».

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