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Bulletin Quotidien Europe N° 8905
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/croatie

Vers le report de l'ouverture des négociations d'adhésion ? Nouvelles critiques de Mme del Ponte

Bruxelles, 09/03/2005 (Agence Europe) - Les ambassadeurs des Etats membres de l'UE (Coreper) discuteront ce jeudi des conséquences que le Conseil pourrait tirer du fait que la Croatie ne semble toujours pas coopérer entièrement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Le Conseil Affaires générales du 16 mars devra décider si les négociations d'adhésion avec Zagreb pourront être lancées comme prévu le 17 mars. La Commission et la Présidence luxembourgeoise ont souligné à plusieurs reprises qu'il sera très difficile, voire impossible, de donner le feu vert aux négociations si le général croate fugitif, Ante Gotovina, accusé de crimes de guerre, ne sera pas arrêté et transféré au TPIY à La Haye d'ici le 16 mars. Une nouvelle lettre de Carla del Ponte, remise vendredi dernier au Président du Conseil, Jean Asselborn, confirme et renforce même les accusations contre le gouvernement croate. Mme del Ponte affirme en effet que les services secrets croates ont tout fait pour empêcher les enquêteurs du TPIY de trouver M.Gotovina, et que le gouvernement croate, informé de ces actions, n'a pas réagi. Mme del Ponte a aussi réitéré sa conviction que les autorités croates protègent volontairement le général fugitif.

Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung de mercredi, le Premier ministre croate Ivo Sanader se dit néanmoins confiant que les négociations d'adhésion pourront commencer le 17 mars: « Le report des négociations renforcerait les forces anti-européennes et anti-réformistes dans toute la région des Balkans occidentaux », dit M. Sanader, qui plaide pour le lancement des négociations le 17 mars et suggère que la Croatie et l'UE essayent ensuite, ensemble, de trouver M.Gotovina. « Je lance un appel aux Etats membres de l'UE pour qu'ils créent, ensemble avec la Croatie, un groupe de travail (« task force ») pour résoudre le cas Gotovina », affirme M.Sanader.

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