Bruxelles, 09/03/2005 (Agence Europe) - Le développement des services administratifs en ligne dans les dix nouveaux Etats membres a été particulièrement rapide ces deux dernières années, au point de d'atteindre le même niveau des Etats membres de l'UE15 en 2003. Voici l'un des enseignements que l'on peut tirer de la cinquième étude annuelle réalisée à la demande de la Commission européenne par Capgemini, sur les services d'administration en ligne en Europe. L'étude repose sur l'examen de 14.000 sites web répartis dans 28 pays: les 25 Etats membres de l'UE plus la Norvège, l'Islande et la Suisse. L'étude examine plus particulièrement le niveau de sophistication des services (simple mise à disposition d'informations en ligne ou véritable système interactif) pour établir son classement. Il en ressort que: 1) la Suède est le pays le plus avancé en matière de services publics en ligne, suivie de près par l'Autriche ; 2) l'Estonie réalise des résultats particulièrement bons et se classe déjà dans la première moitié du classement ; 3) les pays qui ont le plus progressé au cours de l'année écoulée sont l'Islande (+20%), l'Allemagne (+15%), l'Italie (+13%), le Royaume-Uni (+13%) et la Belgique (+9%).
« Cette étude met en évidence des progrès impressionnants dans l'élaboration et la mise à disposition de services publics en ligne dans l'ensemble de l'Union. L'écart entre les nouveaux Etats membres et les Etats membres de l'UE15, en termes de fourniture de services, est beaucoup plus faible que ce que beaucoup d'observateurs attendaient, et il pourrait se combler très rapidement », s'est réjouie la Commissaire Viviane Reding, responsable de la société de l'information et de l'audiovisuel.
L'étude prévoit néanmoins que le degré de sophistication des services en ligne (qui se caractérise notamment par l'interactivité totale des services) va se stabiliser au cours des prochaines années. Pour continuer à progresser, les administrations devront renforcer les liens entre leurs procédures internes et les services au public, mieux collaborer et faire évoluer leur culture de travail et leurs procédures. La Commission européenne a confirmé qu'elle continuerait à soutenir le développement des communications électroniques et des services numériques, ainsi que la recherche et l'innovation dans les technologies de l'information et de la communication, et à promouvoir une société de l'information ouverte à tous et porteuse d'une amélioration de la qualité de vie, conformément à la stratégie de Lisbonne.