Bruxelles, 09/03/2005 (Agence Europe) - Si rien n'a filtré de la rencontre de mardi soir entre Jean-Claude Juncker et Gerhard Schröder, le ministre allemand des Finances Hans Eichel a indiqué mercredi à Reuters que le Premier ministre luxembourgeois aurait assuré au chancelier que les difficultés de la réforme du Pacte n'étaient pas dues à l'Allemagne, mais aux nouveaux Etats membres. Alors que, selon M. Juncker, un compromis semble toujours possible au sein de l'Eurogroupe, les treize autres Etats membres seraient plus hermétiques, notamment à propos de la liste des facteurs pertinents à prendre en compte en cas de déficit (EUROPE d'hier, p.7). « Je pense qu'il y aura un accord », a toutefois estimé Hans Eichel, qui ne voit pas les discussions se prolonger après le Conseil européen des 22 et 23 mars (voir aussi p.6).
M. Juncker poursuit pour sa part ses contacts, et devait s'entretenir mercredi avec le Président Chirac, et vendredi, Silvio Berlusconi.
Lors d'une conférence à Francfort, le Président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a rappelé que la BCE « recommande fortement de préserver l'intégrité du bras correctif du Pacte, avec l'ancrage nominal de 3% et la procédure de déficit excessif ».