Bruxelles, 02/02/2005 (Agence Europe) - John Hontelez, secrétaire général du Bureau européen pour l'environnement (BEE) s'inquiète de la place que la Commission Barroso réserve à l'environnement dans ses « Objectifs stratégiques 2005-2009 » (voir EUROPE du 27 janvier, p.8, au sujet de la présentation de ces objectifs par le Président Barroso au Parlement européen). L'environnement figure seulement comme priorité au titre de la « solidarité », en relation avec la solidarité envers « les générations futures », note M.Hontelez, qui proteste: « Les politiques de l'environnement sont essentielles aussi pour protéger la santé des gens ici et maintenant, et pour assurer que l'économie peut être florissante », et elles devraient donc être inscrites aussi « en haut de la dimension « prospérité» de la stratégie » (la troisième priorité est la « sécurité »: NDlR). Cette orientation part de la prémisse que les politiques environnementales représentent un coût pour l'économie, déplore M. Hontelez, qui renchérit: « La Commission fait une grosse erreur en marginalisant ainsi l'agenda environnemental. Cet agenda doit être au cœur du débat économique ». Et il explique: la désertification, la pollution de l'eau, les produits chimiques toxiques, la perte de notre biodiversité « auront tôt ou tard un impact négatif sur la productivité des Européens, à cause de problèmes de santé (…). Le rapport 2004 sur la politique environnementale publié par la Commission estime que jusqu'à 8% des maladies actuelles dans l'UE à 25 sont liées à des facteurs environnementaux ».