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Bulletin Quotidien Europe N° 8880
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/education/strategie de lisbonne

Jan Figel annonce une communication sur l'esprit d'entreprise, avec le Commissaire Verheugen

Bruxelles, 02/02/2005 (Agence Europe) - L'esprit d'entreprise est trop timide en Europe: il faut que les Européens prennent davantage de risques et aillent de l'avant pour devenir plus compétitifs, ce qui signifie qu'ils doivent avoir une formation adéquate et de qualité. C'est en ces termes que le Commissaire Jan Figel, chargé notamment de l'éducation et de la culture, s'est adressé aux membres de la commission « Culture et Education » du Parlement européen, à qui il a exposé les grandes lignes de son programme. Il a ainsi annoncé qu'il préparait en collaboration avec le commissaire Verheugen une communication sur l'esprit d'entreprise afin de cerner plus spécifiquement cette problématique. Au printemps, la Commission présentera, par ailleurs, différentes initiatives à propos du rôle des universités et des licences « post graduate » encore peu répandues en Europe, a-t-il noté, en estimant qu'il faut donner plus de visibilité aux politiques de l'éducation et de la jeunesse qui ne sont pas des politiques « résiduelles » mais sont au centre de la réussite de l'Europe. « Si vous voulez un espace européen de l'éducation, un espace européen de la recherche, on a besoin d'investissements sinon on sera en retard », a-t-il averti, en insistant sur les trois objectifs de la Commission Barroso: prospérité, solidarité et sécurité. Evoquant la diversité culturelle qui caractérise l'Union élargie, Jan Figel a souligné de l'importance du multilinguisme, et a annoncé qu'il proposera d'établir une « Année européenne du dialogue interculturel », si possible en 2008. Concernant la jeunesse, le Commissaire a rappelé l'initiative prise par la France, l'Allemagne, la Suède et l'Espagne lors du Sommet européen de décembre 2004 de créer un « Pacte européen de la jeunesse », précisant que « le processus de consultation inter-services suit son cours pour donner vie à cette initiative d'ici le prochain Conseil européen». Cette initiative sera, a-t-il ajouté, au centre des débats du prochain Conseil éducation, le 21 février. Quant au sport, la Commission étudie actuellement l'impact de l'« Année européenne de l'éducation par le sport » 2004 (EYES) afin d'élaborer de nouvelles initiatives.

En répondant à Manolis Mavrommatis (PPE-DE grec) qu'il l'interrogeait sur son sentiment sur l'évolution des dernières années en Europe, Jan Figel s'est dit très satisfait: « l'Europe est une puissance « douce » qui améliore les conditions de vie de ses citoyens et qui constitue un grand espoir pour les pays voisins », a-t-il souligné, évoquant notamment les aspirations européennes de l'Ukraine. La social-démocrate autrichienne Christa Prets a déploré la disparition de l'Institut des langues minoritaires, et le Commissaire lui a indiqué qu'une étude de faisabilité avait été demandée sur un éventuel remplacement de cet institut. A propos de la Convention sur la protection de la diversité culturelle en discussion à l'Unesco (négociation à laquelle Jan Figel participera au nom de l'UE), le Commissaire a assuré qu'il ne ferait pas « cavalier seul », mais qu'il était en train de discuter d'une position commune avec les Etats membres. Le Vert allemand Michael Cramer a pose pour sa part le problème de la « mémoire collective » de l'Europe et de la nécessité de retrouver les racines et le passé historique de l'Europe, sans distinction entre l'Est et l'Ouest. Une question posée aussi par le conservateur britannique Christopher Beazley: « L'Europe est-elle unie par un patrimoine commun ? » a-t-il demandé. Jan Figel a reconnu qu'il fallait «multiplier les efforts » afin de transmettre le patrimoine historique commun des Européens, notamment dans l'enseignement de l'histoire dans les écoles: « il faut une mémoire vive », sans oublier les périodes plus sombres de l'histoire, a-t-il estimé. Le libéral finlandais Hannu Takkula a mis l'accent pour sa part le dialogue entre Etats membres sur les meilleures pratiques en matière d'éducation: « il faut que la Commission réfléchisse à des méthodes de coordination », a-t-il affirmé, évoquant « l'étude de Pise » sur les résultats de l'enseignement dans les pays de l'UE et les grandes différences en matière pédagogique entre les Etats membres. « Certains Etats membres sont de véritables sources d'inspiration », a reconnu M. Figel, qui a annoncé que la Commission allait ouvrir dès février un débat sur la stratégie à envisager, sur base des résultats de l'étude de Pise. Erna Hennicot-Schoepges (PPE-DE, luxembourgeoise) a évoqué le problème de la mobilité des artistes: « la Commission va-t-elle s'en occuper ? », a-t-elle demandé. « L'année prochaine, on veut une année de la mobilité », a assuré Jan Figel qui, tout en demandant aux Etats membres de s'intéresser à cette question, a rappelé que l'Union essaie de prendre des initiatives en matière de mobilité et peut encourager les synergies.

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