Bruxelles, 14/01/2005 (Agence Europe) - La révision à mi-parcours du processus de Lisbonne figure parmi les priorités de la Présidence luxembourgeoise de l'UE. Celle-ci envisage en particulier de faire le bilan de cette stratégie, de procéder à un recentrage des priorités, d'améliorer la gouvernance et la mise en oeuvre de la stratégie, et mettre en place une stratégie de communication spécifique par groupes cibles.
Dans la lignée du Rapport Kok (voir EUROPE du 28 octobre 2004 p.10), la Présidence estime que des réformes du modèle socio-économique européen sont indispensables pour atteindre la finalité de la stratégie de Lisbonne: le bien-être durable des citoyens. Cet objectif ne peut être atteint, écrit la Présidence, qu'en développant des synergies entre les trois piliers de la stratégie que sont l'économie, le social et l'environnement. La Présidence se propose également de confirmer l'objectif 2010 comme date à laquelle l'ensemble des Etats membres aura, dans chaque domaine de la stratégie, mis en oeuvre les réformes "avec un régime de croisière faisant la démonstration d'un changement notable de tendance".
Plus particulièrement, la Présidence: (1) accordera une place importante à la création d'un espace européen de la connaissance. A travers ses différentes dimensions (société de l'information, innovation, éducation, formation et apprentissage tout au long de la vie), les entreprises acquièrent de nouveaux facteurs compétitifs et les citoyens peuvent profiter pleinement tout au long de leur vie des opportunités offertes par le monde moderne, explique la Présidence ; (2) veut, sur base du rapport Kok et afin de rationaliser les processus existants, créer des programmes d'action nationaux qui comporteraient une valeur ajoutée à travers notamment davantage de cohérence en raison de la nécessité de chaque gouvernement de renforcer la coopération interministérielle entre les domaines couverts par la stratégie, et une plus grande responsabilisation des gouvernements dans la mesure où ces derniers s'engageront non seulement devant leurs partenaires européens, mais aussi devant leur parlement national, les partenaires sociaux, la société civile et l'opinion publique ; (3) proposera de lancer une réflexion sur les voies et moyens d'alléger la méthode ouverte de coordination et d'améliorer son suivi mais aussi, et cela avant le Sommet de printemps, sur une meilleure prise en compte de la jeunesse dans les priorités de Lisbonne.