Bruxelles, 13/01/2005 (Agence Europe) - Un sondage Eurobaromètre effectué fin 2004 révèle que les Européens se sentent de plus en plus à l'aise avec l'euro. La troisième étude sur le comportement des citoyens des douze Etats membres ayant adopté l'euro il y a trois ans, montre une habitude croissante dans l'utilisation des pièces et billets libellés en euro. A 72% ils n'éprouvent aucune difficulté avec les pièces et 93% avec les billets et à 54% ils souhaitent notamment la fin du double affichage des prix chez les commerçants. 52% des personnes interrogées reconnaissent compter mentalement en euro lors de leurs achats quotidiens, alors que pour 49%, c'est même le cas lors d'achats exceptionnels (type maison, voiture). La progression par rapport au résultat de 2003 est significative (+5 points), mais la différence selon les Etats membres reste flagrante. Les Irlandais ont adopté cette démarche à 72%, alors que les Français (14%), les Portugais (13%) et les Belges (12%) sont parmi les plus réticents.
72% de la population perçoit l'euro comme une monnaie internationale, au même titre que le yen ou le dollar. Plus de la moitié des citoyens a évalué correctement le rapport de l'euro face au dollar, en notant que la monnaie unique vaut plus que la monnaie américaine. Pour 51%, cette situation n'est d'ailleurs pas du tout une source de préoccupation. A l'échelle régionale, l'adoption de l'euro par les Etats membres issus du dernier élargissement n'est pas un mystère pour 79% du panel, qui déclare savoir que ces pays sont dans l'obligation de rejoindre à terme la zone euro. En revanche, seuls 38% des sondés savent que, depuis juillet 2002, ils ne paient pas plus de frais pour un retrait ou un paiement par carte bancaire dans un autre pays de la zone euro que lors d'une opération nationale.
La possibilité d'un retrait des pièces de un et deux centimes d'euros n'effraie pas les Européens, qui à 60% n'y sont pas opposés, bien que 65% estiment que cela entraînerait les prix à la hausse. La perception que l'euro a contribué à accentuer l'inflation depuis son introduction demeure et plus de la moitié des sondés estiment que l'euro n'a pas réduit les différences de prix qui subsistent entre Etats de la zone euro.
Dans le contexte de la révision du Pacte de stabilité et de croissance, le débat semble plus porter en Allemagne qu'en Irlande. 73% des Allemands ont une connaissance, au moins superficielle, de l'instrument de surveillance budgétaire multilatérale, alors que seuls 26% des Irlandais en ont entendu parler. Si en Italie, au Luxembourg, en Allemagne et en Belgique plus de la moitié des citoyens souhaitent une application stricte du PSC en période économique difficile, l'opinion est inverse en Finlande et en Irlande et elle est plutôt partagée en France, aux Pays-Bas et en Grèce. Les résultats complets du sondage sont disponibles à l'adresse suivante: http: //europa.eu.int/comm/public_opinion/flash/fl165_euro_fr.pdf