Bruxelles, 10/01/2005 (Agence Europe) - Le président en exercice du Conseil européen, Jean-Claude Juncker, s'est dit préoccupé du fait que les référendums successifs sur la Constitution européenne annoncés pour 2005 dans plusieurs pays membres pourraient ralentir ou bloquer les activités européennes. "Je vois le risque que nous pourrions entrer dans une phase d'enlisement et d'immobilisme causée par la succession des référendums et des procédures de ratification parlementaire dans les différents Etats membres", a dit M.Juncker lundi devant la presse à l'issue de la réunion de son gouvernement avec la Commission européenne (voir autre nouvelle, p.8). "J'ai le pressentiment que si la Commission prend une grande initiative et que la Présidence l'appuie, certains gouvernements [concernés par des référendums à venir] pourraient être tentés de s'adresser à la Présidence pour lui expliquer que la sagesse voudrait que l'on mette dans un tiroir le projet en question jusqu'à ce que les campagnes référendaires soient terminées dans un pays ou dans un autre", a-t-il dit. "Les hommes politiques ont cette particularité qu'ils n'aiment pas gouverner au moment où ils s'adressent au suffrage universel. J'ai jamais compris cela (…). Au moment où nous demandons l'accord des peuples pour approuver le traité constitutionnel, mon appel aux Etats membres serait de prouver aux citoyens que nous sommes capables de bien gouverner l'Europe", a dit M. Juncker.