Bruxelles, 13/12/2004 (Agence Europe) - Israël et l'UE ont réuni, lundi soir 13 décembre à Bruxelles, la 5e session de leur Conseil d'association, en marge de la réunion du Conseil des ministres de l'UE. Pour l'UE, cette rencontre, au niveau ministériel, intervenait opportunément à un « moment important ». De son point de vue, « les récents développements en Europe et dans le monde indiquent de nouvelles perspectives pour la paix et la stabilité dans la région ». Elle a à cette occasion marqué sa « volonté de contribuer à la réalisation de (ces) objectifs » et, pour ce faire, “d'oeuvrer avec Israël” avec lequel les contacts, notamment bilatéraux, sont « intenses et devraient s'accroître ». D'autant, indique l'Union, qu'Israël et elle “partagent les mêmes valeurs (droits de l'homme, démocratie et Etat de droit, etc.) dont le respect constitue un « élément essentiel » de leurs relations, notamment dans le cadre de l'accord d'association et que la politique de voisinage viendrait consolider. Sur la base de ces valeurs communes, l'UE et Israël s'engagent à combattre toute forme d'antisémitisme, de racisme et xénophobie, y compris l'islamophobie.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, présidait la délégation de son pays à la réunion du Conseil d'association, face à ses homologues néerlandais, Bernard Bot, et luxembourgeois, Jean Asselborn, au nom des présidences actuelle et future de l'UE, ainsi que le Haut représentant de l'UE, Javier Solana, et la Commissaire européenne aux relations extérieures et à la politique européenne de voisinage, Benita Ferrero-Waldner. L'essentiel de leurs discussions a porté sur la mise en oeuvre de l'accord d'association. Il a été également question du « Plan d'action » établi dans le cadre de la politique européenne de voisinage, dont le texte a été approuvé jeudi par la Commission européenne et qui sera soumis ensuite à l'approbation du Conseil. Les autorités israéliennes devront elles aussi approuver le document dont elles connaissent la teneur car il a été préalablement négocié.
L'UE prévoit aussi d'évoquer la perspective d'établir un « Partenariat stratégique » vis-à-vis de la Méditerranée et du Proche-Orient. Divers autres sujets ont été abordés dans le cadre du dialogue politique, notamment le conflit du Proche-Orient et la situation dans la région, la non-prolifération des armes de destruction massive, l'antisémitisme et la lutte contre le terrorisme. En outre, le Conseil d'association devait entériner les arrangements relatifs aux règles d'origine auxquels sont parvenus les fonctionnaires des deux parties. Israël devait confirmer à cette occasion l'indication donnée à La Haye, lors de la conférence ministérielle EuroMed, qu'il va débloquer les montants des taxes perçues sur les produits palestiniens transitant par ses points de contrôle douanier. L'UE a, à maintes reprises, réclamé leur reversion sans délai à l'autorité palestinienne. Pour le reste, le Conseil d'association a fait le point sur la coopération économique, notamment sur les échanges agricoles dont la libéralisation progressive de part et d'autre est positivement notée, même si, relève la Commission européenne, des opérateurs européens continuent de faire face à des difficultés liées aux règles phytosanitaires israéliennes.