Bruxelles, 15/11/2004 (Agence Europe) - Un groupe de travail du Conseil, composé d'experts nationaux dépêchés des 25 Etats membres, doit se réunir ce mardi à Bruxelles pour discuter, entre autres, d'une éventuelle révision des sanctions diplomatiques que l'UE a mises en place contre Cuba en 2003, après l'arrestation et la condamnation de 75 dissidents à de fortes peines de prison et l'exécution de trois Cubains qui tentaient de fuir vers les Etats-Unis. Les sanctions diplomatiques européennes consistent notamment à réduire au maximum les contacts politiques avec le gouvernement cubain et à inviter systématiquement les dissidents cubains lors des fêtes nationales des pays membres. L'Espagne et le Royaume-Uni plaident pour la levée des mesures. Les sanctions ont certes permis de donner une visibilité accrue et une reconnaissance internationale aux dissidents cubains mais, selon ces deux pays, elles commencent aussi à nuire aux intérêts même de l'UE à Cuba. De l'autre côté, l'Allemagne, les Pays-Bas et la plupart des dix nouveaux pays membres s'opposent à l'abolition des sanctions. En visite la semaine en Espagne, le chancelier Schröder a encore souligné que, selon lui, les conditions d'une levée des sanctions contre Cuba "ne sont pas réunies", alors que son homologue espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a estimé que les sanctions sont "peu efficaces".