Bruxelles, 29/06/2004 (Agence Europe) - La Commission européenne a diffusé le 28 juin, à l'occasion de la cérémonie marquant le transfert formel (et anticipé) du pouvoir "de l'administration d'occupation au gouvernement irakien", une déclaration dans laquelle elle exprime l'espoir que "des générations futures d'Irakiens pourront tourner le regard vers cette journée comme étant le moment où ils ont (...) commencé à travailler ensemble pour surmonter l'héritage de décennies de conflit et de brutal gouvernement autoritaire". La Commission rappelle qu'elle a proposé une stratégie de partenariat avec l'Irak pour le moyen terme, et qu'elle a examiné "ce qu'elle pourrait offrir au peuple irakien et à un pays avec qui elle n'a jamais eu de relation formelle". "Maintenant, nous sommes désireux de discuter ces propositions avec une nouvelle administration irakienne ayant une réelle autorité pour gouverner, et de développer ensemble des plans pour le futur", assure la Commission, qui ajoute que "nous voulons aussi travailler avec le peuple irakien pour discuter ce que, selon vous, l'UE peut faire pour améliorer votre bien-être". La déclaration rappelle que la Commission a oeuvré depuis le début du conflit pour "promouvoir un consensus européen et international" sur une solution en Irak, et qu'elle a conforté cet engagement par des ressources financières. Le budget européen a déjà contribué avec 305 millions d'euros à l'aide humanitaire et à la reconstruction en Irak, et la Commission a proposé d'augmenter cette aide en 2005, indique la déclaration, qui souligne que l'UE est le principal partenaire commercial et donateur d'aide au développement pour presque tous les pays du monde arabe (voir EUROPE d'hier, p.8, au sujet de la déclaration du Sommet de l'OTAN sur l'Irak).