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Bulletin Quotidien Europe N° 8695
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pays du golfe

Réunion du Comité conjoint de coopération - Accord de libre-échange et référence au respect des droits de l'homme

Bruxelles, 28/04/2004 (Agence Europe) - Le Conseil conjoint UE-CCG (Conseil de coopération du Golfe qui regroupe l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis le Koweït, le Qatar et Oman) prépare mercredi et jeudi, à Bruxelles, la session ministérielle du Conseil conjoint de coopération du 17 mai. Ces entretiens, qui se déroulent dans le contexte de l'accord-cadre de juin 1988, visent à approfondir la coopération économique (appuis aux entreprises, encouragement des investissements, énergie, environnement, etc.) et à promouvoir les échanges de vues sur la politique internationale et les développements dans chacun des deux groupes de pays.

En même temps se déroulent des négociations en vue de conclure un accord de libre-échange, des pourparlers qui ont considérablement avancé ces dernières années, mais à un rythme variable et qui butent encore sur le régime favorable que les pays du CCG souhaitent pour leurs exportations pétrochimiques, d'aluminium et produits de la pêche. Du côté européen, les demandes portent sur la libéralisation des services et les marchés publics. Ces derniers mois, ces négociations ont subi un blocage en raison de la demande pressante de l'UE d'inclure dans le corps du futur accord des dispositions sur les droits de l'homme et l'engagement à ne pas produire ou acquérir des armes de destruction massive - une obligation désormais imposée par le Conseil de l'UE dans tout nouvel accord avec les pays tiers, explique une source communautaire. Cette demande a provoqué une certaine irritation parmi les pays du Golfe et certains de leurs ministres avaient même laissé planer la menace d'une rupture des négociations. « Les malentendus sont dissipés », estime Hamad Ahmad El Amer, ambassadeur du CCG auprès des institutions européennes, se référant aux entretiens du 19 avril à Bruxelles avec le ministre koweïtien des Affaires étrangères qui avaient abouti à une décision de relance intensifiée des négociations en juin et juillet (EUROPE du 21 avril, p.12). L'espoir est de conclure vers le mois de novembre, précise l'ambassadeur, ce que confirme une source communautaire. La dissipation des malentendus ne règle cependant pas sur le fond la question: de telles dispositions « n'ont pas leur place dans un accord commercial », affirme M. El Amer qui souligne que les pays du CCG n'ont pas de réticences fondamentales car ils sont engagés par diverses conventions internationales sur les droits de l'homme. L'affaire pourrait être réglée par le biais d'un échange de lettres annexées au futur accord.

Pour le reste, les pays du CCG, selon M. El Amer, souhaitent aboutir à un accord tenant compte des intérêts réels des deux groupes de pays et permettant notamment de combler leur déficit commercial vis-à-vis de l'UE - que M. El Amer évalue à 1,7 milliard €, y compris le pétrole. Cet équilibrage de la balance commerciale devrait se faire par une ouverture immédiate et sans restrictions du marché européen aux produits du Golfe, en particulier les trois catégories encore en discussion: leur accès doit « être libéré dès le premier jour » dès l'entrée en vigueur du futur accord, affirme l'ambassadeur. Il faudra cependant que tous les pays du CCG adhèrent à l'OMC. Seule l'Arabie saoudite n'a pas finalisé son accord avec l'organisation, même si elle a bouclé ses négociations avec l'UE.

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