Bruxelles, 22/03/2004 (Agence Europe) - Dans son message au Sommet Social tripartite, le patronat européen (Unice) soutient pleinement le partenariat pour les réformes structurelles, "à condition que tous reconnaissent la nécessité d'être compétitifs dans une économie mondialisée". L'Unice espère également un appui "sans ambiguïté à l'agenda présenté par la Kok Task Force sur l'emploi, qui fait "des recommandations équilibrées, adressées aux différents Etats membres", indique Thérèse de Liedekerke, directeur de la commission "affaires sociales" de l'Unice. Le patronat demande aussi qu'une évaluation des progrès en matière de partenariat pour le changement soit faite lors du Sommet Social Tripartite de 2005.
Plus particulièrement, l'Unice lance un appel au monde syndical pour qu'il "s'engage dans les nécessaires réformes structurelles, en particulier en ce qui concerne le marché du travail, conformément aux recommandations du rapport Kok sur l'emploi", et elle lance aussi un appel aux autorités publiques pour qu'elles « assument clairement le leadership », notamment sur les questions budgétaires et fiscales, et « les hésitations en matière de réformes des pensions et du marché du travail dans un certain nombre d'Etats membres ».
Mme de Liedekerke souligne également qu'en matière de recherche et de développement, « l'une des faiblesses de l'UE est qu'elle sous-investit dans ses universités tout en les surprotégeant, dans un système éducationnel très centralisé et un système universitaire très encadré » qui engendre des difficultés à créer des partenariats entre universités entreprises privées, contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis. « Tout ceci n'est pas favorable au dynamisme européen », rappelle Mme de Liedekerke. Et de rappeler que "dans nos pays, qui ont chacun leurs propres difficultés, il revient aux acteurs nationaux d'agir. Au niveau européen, nous pouvons les encourager et nous engager à garantir le suivi de leurs actions".
Quant à la création éventuelle d'un poste de "Super-Commissaire" européen chargé de la Compétitivité et des dossiers économiques en général, Mme de Liedekerke a indiqué que l'Unice est favorable à « une réflexion globale sur les questions de compétitivité ». « Il faut pouvoir garder un oeil critique sur la compétitivité, il y va de la création d'emplois », souligne-t-elle.