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Bulletin Quotidien Europe N° 8646
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Le projet « TOM » suggère d'utiliser les déchets de tomates comme additifs alimentaires

Bruxelles, 16/02/2004 (Agence Europe) - Des chercheurs européens viennent de découvrir que les déchets de tomates recèlent quantités d'éléments nutritifs inexploités et proposent une méthode pour en tirer le meilleur parti. Plutôt que d'employer les résidus de tomates dans l'alimentation animale ou de les jeter, le projet TOM(ate) suggère de les utiliser comme additifs alimentaires naturels. Le budget de l'UE pour financer ce projet s'élève à 425.000 euros sur une enveloppe totale de 861.000 euros. Les participants au projet comprennent dix partenaires venus des Pays-Bas, de l'Espagne, de l'Allemagne, de l'Irlande et du Portugal. Les résultats de ces recherches sont attendus en avril 2005. 8,5 millions de tonnes de tomates sont cultivées chaque année en Europe. Près de 18 % (1,5 million de tonnes) sont vendues directement aux consommateurs et le reste est transformé en produits alimentaires tels que le ketchup, la sauce tomate et les produits en conserve. Cependant, jusqu'à 40 % de la matière brute, principalement la peau et les graines, sont éliminés sous forme de déchets au cours de la fabrication. Or, ces déchets constituent une excellente source de substances riches en nutriments, comme les caroténoïdes, les protéines, les sucres, les fibres et les huiles.

Le projet a principalement pour but de mettre au point des additifs alimentaires et des extraits à partir des déchets de l'industrie agro-alimentaire. Avant de transformer les déchets en composés nutritifs de grande valeur utilisables dans les aliments « santé », il faut éliminer les impuretés résiduelles contenues dans les déchets après première transformation. On utilisait auparavant des solvants, mais ils sont moins efficaces et laissent des résidus chimiques. Les chercheurs du projet TOM pensent pouvoir obtenir un extrait composé beaucoup plus pur en appliquant un procédé en deux phases. Il s'agit d'abord d'obtenir un extrait brut en utilisant une méthode classique non polluante qui consiste à laver les résidus de tomates avec de l'eau et du CO2 supercritique, puis d'utiliser la chromatographie d'affinité pour augmenter la qualité de l'extrait et atteindre un degré de pureté de 98%. Ce procédé permettrait non seulement d'obtenir de nouveaux additifs alimentaires riches en nutriments, mais encore de réduire jusqu'à 30 % le volume des résidus générés par l'industrie de la transformation de la tomate.

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