Bruxelles, 16/02/2004 (Agence Europe) - Lors d'un échange de vues avec les députés de la commission parlementaire des affaires économiques et monétaires, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a refusé jeudi de commenter les rumeurs selon lesquelles la BCE pourrait contribuer à une baisse de l'euro en achetant une trentaine de milliards de dollars sur le marché des changes. Pour le reste, il a répété les déclarations du 5 février, après la dernière réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, sur la reprise progressive de la croissance en Europe, la lente chute de l'inflation et le soutien de la BCE à la Commission européenne au sujet du respect du Pacte de stabilité et de croissance et des améliorations à apporter au fonctionnement de ce dernier.
Au sujet de l'euro, M. Trichet s'en est tenu à la déclaration récente du G7, en affirmant: « les taux de change doivent refléter les fondamentaux économiques, la volatilité excessive et les mouvements désordonnés des taux de change sont indésirables pour la croissance économique ». Interrogé par certains députés au sujet d'une intervention possible de la BCE sur le marché des changes, le président de la BCE a répondu: « lorsque nous avons quelque chose à dire, nous le disons ». Il a précisé tout de même que la procédure de la BCE pour intervenir dans ce contexte est « exactement la même » que celle qui existe pour les taux d'intérêt. Il s'agit donc d'une décision qui appartient au Conseil des gouverneurs.
M. Trichet a souligné que la forte croissance économique dans les principaux partenaires commerciaux de la zone euro devrait avoir pour effet de renforcer la demande pour les exportations européennes et que les conditions étaient réunies pour une amélioration de la demande intérieure.