login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 8607
Sommaire Publication complète Par article 26 / 35
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/societe de l'information

Les objectifs fixés au Sommet mondial sur la société de l'information n'ont pas été atteints

Bruxelles, 15/12/2003 (Agence Europe) - Le Sommet mondial des Nations Unies sur la société de l'information, qui s'est tenu à Genève du 10 au 12 décembre, n'aura finalement pas permis une avancée très concrète en faveur des pays pauvres. Les 11.000 délégués, dont une quarantaine de chefs d'Etat de quelque 175 pays, pour la plupart de pays arabes ou africains, devaient adopter une déclaration de principe faisant le point sur la société mondiale de l'information et convenir d'un plan d'action destiné à aider les pays concernés à la concrétiser. Finalement, les participants ont laissé de côté les questions les plus ardues, notamment celle d'un Fonds de solidarité numérique dont les Africains réclamaient la création pour pouvoir diffuser plus largement les nouvelles technologies comme l'internet ou les téléphones portables (un des objectifs les plus ambitieux étant de relier les villages du monde entier à internet d'ici à 2015) ou encore la création au sein de l'ONU d'une agence chargée de contrôler l'internet, proposition qui s'est heurtée à un refus catégorique des Etats-Unis.

Ces questions devraient être débattues une nouvelle fois au cours d'une deuxième phase de négociations qui auront lieu en 2005 à Tunis. Le Sommet s'est donc conclu sur un compromis politique neutre, dénué d'engagements concrets.

Erkki Liikanen, Commissaire européen chargé de la société de l'information, avait été mandaté par le président Prodi pour représenter la Commission européenne pendant toute la durée du Sommet alors que son homologue Poul Nielson, chargé de l'aide au développement, a assisté, le 10 décembre, aux discussions avec les partenaires ACP. M.Liikanen, qui espérait voir adopter des principes "qui fourniront une feuille de route aux pays du monde entier", estime que l'UE a déployé de gros efforts "pour combler le fossé numérique, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Union". Et il a ajouté: "nous n'encourageons pas la technologie pour l'amour de la technologie, mais nous reconnaissons son importance pour la réalisation des objectifs de développement (…). Mais pour en tirer tout le parti, les pays doivent mettre en place le cadre réglementaire et politique approprié, un cadre qui encourage un accès plus large et plus abordable et qui favorise la concurrence".

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE