Bruxelles, 13/11/2003 (Agence Europe) - La sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath, présidente de la commission économique et monétaire du PE, salue l'initiative de croissance approuvée mardi par la Commission européenne (EUROPE d'hier, p.7), tout en ajoutant immédiatement un bémol: "sauf la liste de projets prioritaires, il n'y a absolument rien de nouveau dans cette initiative". Selon elle, "peut-être encore plus grave, le fait qu'elle se concentre presque exclusivement sur les investissements d'infrastructures", alors que, pour générer de la croissance et de l'emploi, il faudrait des "investissements majeurs dans l'éducation, l'apprentissage tout le long de la vie, la recherche et le développement". Et, en regrettant que "la Commission continue d'ignorer la dimension humaine de la croissance économique", elle suggère: "une bonne partie de ce qui est proposé pourrait être financé en faisant davantage pour combattre la fraude. On estime qu'au moins 70 milliards d'euros sont perdus chaque année dans l'UE et les Etats membres à cause de la fraude fiscale. J'inviterais donc les Etats membres à renforcer leur coopération dans la lutte contre la fraude fiscale, afin que tous les fonds perdus soient utilisés pour financer des investissements productifs".
Le radical italien Gianfranco Dell'Alba, lui, critique la liste "Quick-Start" en estimant que "le gâteau a réussi à moitié", notamment parce que la Commission n'a retenu, pour le "Corridor 5", que le trajet Lyon-Turin, "certainement important mais qui, à lui seul, ne répond pas assez aux attentes du Nord de l'Italie"¸ et en particulier au Frioul et à la Vénétie.