Bruxelles, 16/10/2003 (Agence Europe) - Lors d'un séminaire consacré à la normalisation à l'occasion de la journée internationale, Jean-Paul Mingasson, directeur général de la DG Entreprises à la Commission européenne, a mis en avant le rôle important joué par les normes européennes, plus de 14 000 aujourd'hui. « Ce qui a fait basculer le « centre de gravité » de l'activité de normalisation des organismes nationaux vers les organismes européens », a-t-il expliqué. Mais il a aussi critiqué la lenteur d'adoption de ces normes. « Il est clair qu'aujourd'hui des délais de plus de trois ans ne sont plus de mise. Les outils modernes de travail et de communication devraient permettre de produire des normes européennes ou autres produits de normalisation beaucoup plus rapidement dans les secteurs où les technologies se développent rapidement », a-t-il estimé. Il a également commenté la mise en place, à compter de janvier 2004, d'un nouveau régime contractuel et financier régissant les relations entre la Commission et les trois instances de normalisation - le Comité européen pour la normalisation (CEN), le Comité européen pour la normalisation électrotechnique (CENELEC) et l'European Telecommunication Standard Institute (ETSI). Enfin il a annoncé une prochaine communication de la Commission européenne sur le « rôle de la normalisation européenne », qui pourrait être proposée au Collège au premier semestre 2004. L'objectif de ce document est multiple: faire un usage plus extensif de la normalisation dans l'élaboration des législations européennes, améliorer la connaissance du rôle de la normalisation qu'en ont les décideurs et leurs conseillers, encourager le développement et le recours à de nouveaux produits de normalisation plus souples notamment dans le secteur des technologies de l'information, accroître la participation de toutes les parties prenantes à l'élaboration des normes, sécuriser le cadre institutionnel et financier.