Bruxelles, 02/10/2003 (Agence Europe) - Au lendemain d'un débat à la commission financière du Sénat américain - qu'elle juge autrement "encourageant", l'Union a indiqué, ce jeudi, qu'elle n'acceptera pas la période transitoire de trois ans envisagée avant la suppression des avantages fiscaux dont bénéficient les sociétés de vente à l'étranger (les FSC) depuis plusieurs décennies et qui ont été condamnées en dernière instance à Genève durant l'été 2000. "Cela fait déjà trois ans que nous attendons, alors sommes nous prêts à accorder trois ans de plus aux Etats-Unis pour se mettre en conformité avec le jugement de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)? La réponse est non", a déclaré la porte-parole du Commissaire Pascal Lamy. Et de réaffirmer que le mécanisme de rétorsions sera enclenché si la loi sur le revenu extraterritorial des FSC (ETI) n'est pas abrogée d'ici la fin de l'année. "Cette législation a été décrétée illégale et la seule solution pour y remédier est l'abrogation", a-t-elle souligné.