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Bulletin Quotidien Europe N° 8555
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/aides d'etat

La Commission européenne reste vague sur le montant exact de l'aide à Alstom

Bruxelles, 02/10/2003 (Agence Europe) - Alors que le porte-parole Tilman Lueder avait lui-même confirmé mercredi que la France avait notifié, vendredi dernier, 900 millions d'euros d'aides supplémentaires à la société Alstom, étant donné la dégradation financière de l'entreprise, la Commission européenne publiait en fin d'après-midi un communiqué dans lequel elle abandonnait toute référence explicite à cette augmentation des fonds. Selon ce communiqué, les mesures notifiées le 26 septembre "font partie" du plan financier remanié par la France "et n'ont rien à voir avec une éventuelle dégradation de la situation financière d'Alstom". Quelques heures plus tôt, le Commissaire Monti avait été interrogé par un journaliste qui lui demandait de

commenter une rumeur selon laquelle la France aurait augmenté de 900 millions les liquidités prévues pour l'entreprise. Le Commissaire n'a pas démenti l'information mais restait vague, se contentant de souligner que l'accord auquel étaient parvenu la France et la Commission "a mené à une modification du plan Alstom acceptée par la France, l'entreprise et les banques". Il ajoutait: "La France a notifié les éléments de différence entre le plan original et le nouveau. Sur ces éléments, nous allons bientôt décider d'étendre la procédure formelle". Son porte-parole confirmait ensuite que 900 millions d'euros s'étaient ajoutés au montant prévu dans le plan remanié et qu'il s'agissait d'une "mesure additionnelle", précisant que l'aide globale notifiée par la France atteignait bien, désormais, les 2 milliards d'euros. EUROPE rappelle que la France avait accepté le 22 septembre dernier de répondre aux exigences de la Commission et modifié le plan de sauvetage prévu en août pour l'entreprise Alstom. Elle avait ainsi remplacé les aides jugées "irréversibles", comme l'entrée de l'Etat dans le capital du groupe, par des mesures "réversibles". Ces mesures devaient être intégrées dans la procédure formelle d'examen que la Commission avait ouverte le 17 septembre dernier à propos de l'ensemble des mesures déjà accordées par le gouvernement français à Alstom.

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