Bruxelles, 26/09/2003 (Agence Europe) - Prenant la parole lors d'une conférence à Baveno (Italie), le président de l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale - Assemblée parlementaire européenne de sécurité et de défense, Marcel Glesener, a déclaré qu'un "message de Baveno à la CIG" contiendrait un appel à la mise en place d'un forum interparlementaire qui permette aux parlementaires nationaux des pays de l'Union européenne de jouer un rôle à part entière dans la politique de sécurité et de défense européenne aux côtés du Parlement européen, en soutenant cette politique et en en expliquant les développements à leur électorat, indique un communiqué de l'Assemblée. La conférence organisée par l'Assemblée de l'UEO avait pour thème: "La politique étrangère et la défense commune dans la future Constitution européenne".
M. Glesener a indiqué que le Comité des présidents de l'Assemblée demandera à la Commission permanente de l'Assemblée de voter, lors d'une réunion en octobre, un rapport présenté par Giuseppe Gaburro (Italie) sur "Les perspectives pour la politique européenne de sécurité et de défense", dans lequel sera exposée la contribution de l'Assemblée à la CIG.
Prenant la parole à la conférence de Baveno, le vice-président du Sénat italien et membre de la Convention européenne Lamberto Dini a regretté que la Convention n'ait pas tenu compte de la dimension parlementaire de la PESD. Il a suggéré d'envoyer un message clair sur cette question à la CIG imminente (elle débute le 4 octobre à Rome). Les parlementaires nationaux entendent jouer un rôle plus important en matière de PESD, a-t-il estimé selon le communiqué.
Pour Mme Danuta Hübner, ministre des affaires européennes de la Pologne et membre de la Convention, il reste a démontrer que le nouveau poste de ministre des Affaires étrangères de l'UE - ou « représentant des affaires étrangères », dénomination que préféreraient certains Etats membres - permettra à l'Union de parler non seulement d'une seule voix, mais de n'avoir qu'un seul porte-parole pour exprimer ses vues. La Pologne est satisfaite du libellé de la « clause de solidarité », mais Mme Hübner pense qu'il sera nécessaire de clarifier la position de l'Union sur la défense mutuelle: elle suggère donc que celle-ci « adopte » le Traité de Bruxelles modifié et l'ouvre à l'adhésion de tous ses membres qui le souhaitent.
Evoquant les capacités militaires de l'UE, Julian Lindley-French (Institut des Etudes stratégiques de Genève) a dénoncé le « fossé entre les discours et la réalité ». Le projet de Traité constitutionnel prône l'élargissement des missions de Petersberg alors que l'UE n'a pas encore réussi à atteindre l'objectif global qu'elle s'était fixé à Helsinki et qui devait lui permettre de s'acquitter des missions de Petersberg sous leur forme initiale.