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Bulletin Quotidien Europe N° 8539
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc

Les Amis de la Terre dénoncent le rôle des multinationales

Bruxelles, 10/09/2003 (Agence Europe) - Dans un rapport publié en collaboration avec Corporate Europe Observatory (CEO) dans la perspective de la conférence ministérielle qui s'ouvre cette semaine à Cancun, les Amis de la Terre dénoncent le « rôle clé joué par les entreprises transnationales dans la formation des politiques de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce document, intitulé « les règles commerciales: qui paie le prix ? » s'attache à montrer, à travers l'étude de 8 cas spécifiques, que «les règles de l'OMC sur les échanges commerciaux et l'investissement prennent immanquablement forme autour des intérêts des entreprises transnationales, consolidant leur expansion globale et éliminant les obstacles qui subsistent ». Pour cet exercice, l'ONG a sélectionné Pfizer, Suez, Halliburton, Monsanto, Endesa, Shell, Philip Morris et Exxon Mobil, dont les intérêts sont « puissamment relayés » par des groupes de pression tels que la Chambre de commerce internationale, le Forum européen des services, l'Organisation des industries biotechnologiques (BIO), la coalition de l'Industrie des services (USCSI), le Conseil national du commerce international (NFTC) et la Fédération des bureaux agricoles américains (AFBF). « Ils jouent un rôle central dans la fixation de l'agenda libre échangiste », en s'appuyant sur « leurs muscles financiers et politiques pour orienter les décisions des membres les plus puissants de l'OMC: l'Union européenne, les Etats-Unis et le Japon », affirme Raul Benet qui a déjà pris ses marques à Cancun, où les altermondialistes lanceront dès mardi un contre-Sommet du « peuple ». Selon lui, les multinationales cherchent essentiellement à « augmenter leurs profits en ouvrant les marchés et en créant des règles du jeu à l'OMC qui sont favorables aux activités commerciales ». Ce qui est « une mauvaise nouvelle pour le commun des mortels et pour l'environnement » car l'influence des corporations et de leurs relais à l'OMC affecte « quelques domaines clés », y compris l'alimentation, la santé, les normes environnementales, l'accès aux médicaments essentiels, le contrôle sur l'investissement étranger et l'accès aux services essentiels, souligne le rapport (disponible à l'adresse: http://www.foei.org/publications/trade/buisnessrules.pdf ).

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