Bruxelles, 10/09/2003 (Agence Europe) - Même s'il en fait sur certains points une lecture un peu personnelle, le gouvernent britannique endosse très clairement le projet de Constitution issu de la Convention européenne. C'est ce qui ressort du « White Paper » que le ministre des Affaires étrangères Jack Straw a présenté mardi 9 septembre devant la Chambre des Communes.
« La Convention, habilement conduite par le président Giscard d'Estaing, a produit un texte qui est plus clair et plus compréhensible (que les traités actuels: NDLR) mais qui n'altère pas les relations constitutionnelles fondamentales entre les Etats membres et l'Union », a ainsi affirmé M. Straw. « Je ne prétends pas que ce soit facile à lire. Mais c'est beaucoup mieux », a-t-il dit en soulignant que le projet permet de faire disparaître la structure byzantine en trois piliers héritée du Traité de Maastricht. Parmi les sources de satisfaction, M. Straw a notamment cité le fait que le projet (1) confirme que les Etats membres sont la source principale de légitimité des institutions, (2) renforce le contrôle de la subsidiarité, (3) renforce les pouvoirs des parlements nationaux, (4) prévoit la création d'un président à plein temps du Conseil européen (ce qui permettra de redonner un plus de pouvoirs aux gouvernements nationaux, selon M. Straw).
Quels sont les objectifs du gouvernement britannique dans le cadre de la Conférence intergouvernementale ? La réponse apportée par M. Straw se focalise sur l'extension de la majorité qualifiée au sein du Conseil et la politique en matière de défense. « Nous allons insister pour le maintien de l'unanimité pour les modifications du traité et dans d'autres zones d'intérêt national vital comme la fiscalité, la sécurité sociale, la défense, les principaux domaines de la procédure pénale et le système des ressources propres », a-t-il dit. L'unanimité doit aussi rester la règle pour la politique étrangère et de sécurité commune, comme le prévoit le projet de la Convention, a ajouté le ministre britannique qui a aussi réaffirmé que le Royaume-Uni reste opposé à toute politique de défense qui serait conduite en dehors du cadre de l'OTAN.