12/06/2003 (Agence Europe) - Alima Boumediene-Thiery, élue française d'origine algérienne, membre du groupe des Verts au Parlement européen, affirme qu'elle a été sciemment tenue à l'écart de tout contact avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, en visite le 4 juin au PE à Strasbourg. Dans une lettre de protestation, elle affirme: « n'étant pas invitée à la réception qui suivait, mais profitant de la complicité d'un eurodéputé vert, j'ai pu m'y rendre (..). J'ai pu interroger M. Bouteflika sur l'absence des services d'urgence (lors du tremblement de terre dans la région d'Alger: NdlR), des moyens humains de sécurité, des matériels publics et militaires, et sur la responsabilité de l'Etat quant à l'application des règles minimums de construction et d'urbanisation. Puis je l'ai interpellé sur le statut et les droits des femmes dans le Code de la famille ». Elle s'offusque de ce que le Président algérien, qui avait été hué par les familles de victimes du tremblement de terre lorsqu'il s'était rendu sur les lieux des destructions, ait pu affirmer devant les parlementaires que tous les moyens de secours ont été mobilisés. « Il a tenu des propos assez surprenants » , remarque-t-elle.