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Bulletin Quotidien Europe N° 8477
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bei

Le Conseil des gouverneurs avalise les cinq priorités opérationnelles de la banque

Luxembourg, 05/06/2003 (Agence Europe) - Réuni pour sa séance annuelle le 3 juin, le Conseil des gouverneurs de la BEI (composé des ministres des Finances des Etats membres de l'UE) a approuvé les cinq priorités opérationnelles de la Banque: - le développement régional et la cohésion économique et sociale; - la mise en oeuvre de l'initiative "Innovation 2010" (i2i); - la protection et l'amélioration de l'environnement; - la préparation des pays adhérents et en voie d'adhésion à leur entrée dans l'UE; - et le soutien aux politiques communautaires d'aide au développement et de coopération dans les pays partenaires. Les ministres des dix pays adhérents assistaient à la séance en qualité d'observateurs et y ont été accueillis en tant que futurs gouverneurs.

S'agissant du développement régional et de la cohésion économique et sociale, la BEI s'est fixé pour objectif d'accorder 70 % de ses prêts directs en faveur de projets situés dans les zones assistées de l'UE. Actuellement, elle participe activement à un groupe de travail conjoint mis en place avec la Commission européenne dans le but de définir les futurs modes d'action en faveur des régions défavorisées, et en particulier de tirer le meilleur parti possible de l'effet d'entraînement des fonds structurels. La BEI contribue également à la cohésion économique et sociale en poursuivant le financement des réseaux transeuropéens. Forte de l'expérience acquise ces dix dernières années (pendant lesquelles elle a prêté 75 milliards d'euros à ce secteur), la Banque a l'intention d'intégrer son action aux mesures prioritaires qui sont en cours d'élaboration au sein du groupe à haut niveau sur les RTE.

La BEI va par ailleurs poursuivre et renforcer son action en faveur de l'innovation. Le Conseil des gouverneurs ayant approuvé l'initiative "Innovation 2010", le financement de l'innovation demeurera l'un des domaines prioritaires d'intervention de la BEI jusqu'en 2010. La nouvelle initiative i2i, qui fera l'objet d'un examen à mi-parcours, prévoit de consacrer une enveloppe de prêts de 20 milliards d'ici la fin de 2006 à des projets relevant de trois domaines-clés : - l'éducation et la formation; - la recherche-développement et les investissements innovants en aval; - les technologies de l'information et de la communication.

Dans le domaine de la protection de l'environnement naturel et urbain, la BEI maintient son objectif qui consiste à affecter entre 25 et 35 % du total de ses prêts à des projets ayant trait à l'environnement. Elle cherchera aussi de nouveaux moyens de prendre en compte, dans ses interventions, les priorités de l'UE en matière d'environnement, en appuyant notamment les engagements internationaux qu'elle a pris à l'égard des gaz à effet de serre, des énergies renouvelables et des "Objectifs pour le Millénaire" fixés à Johannesburg. La Banque participe au groupe de travail de la Commission chargé d'élaborer de nouveaux mécanismes de financement en faveur des énergies renouvelables et elle suit de près l'évolution de l'initiative "eau" de la Commission.

En ce qui concerne les activités à l'extérieur de l'UE, le Conseil des gouverneurs a approuvé les orientations adoptées pour les pays en voie d'adhésion et pour les Balkans occidentaux, et il a salué la mise en place de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP) ainsi que le lancement de la Facilité d'investissement de Cotonou. Dans les pays adhérents et en voie d'adhésion, où la BEI a acquis le rang de principale source de financements extérieurs, le financement de certains projets a pour objet de contribuer à la transposition de l'acquis communautaire et, d'une manière plus générale, de faciliter le processus d'élargissement. La Banque va multiplier ses efforts dans certains secteurs-clés: les prêts aux collectivités locales en faveur des équipements collectifs, l'investissement étranger direct, l'extension de l'appui accordé aux PME, dans le cadre d'un mécanisme de cofinancement élaboré avec la Commission pour promouvoir les crédits à long terme, et, enfin, l'augmentation des prêts en faveur de projets dans les secteurs de l'éducation, de la R&D et de la santé. Compte tenu de l'accroissement substantiel des aides non remboursables que l'UE mettra à la disposition des nouveaux Etats membres au titre du Fonds de cohésion et des Fonds structurels, la Banque va renforcer sa coopération et multiplier les cofinancements avec la Commission afin de maximiser les synergies. Après l'élargissement, prévu en 2004, la BEI développera ses activités en Roumanie et en Bulgarie afin que l'échéance prévue pour le prochain élargissement, à savoir 2007, puisse être respectée.

Dans les Balkans occidentaux, la BEI reste déterminée à jouer un rôle dynamique dans le développement de cette région, où elle a l'intention de prêter 1,2 milliard d'euros ces trois prochaines années. Jusqu'à présent, la BEI s'est essentiellement concentrée sur la reconstruction des infrastructures de base. A mesure que la stabilité s'instaurera dans la région, les activités seront peu à peu étendues à d'autres secteurs. La protection de l'environnement, le développement des infrastructures d'intérêt local, la diffusion de l'innovation et la promotion de la santé et du capital humain prendront peu à peu de l'importance. La BEI continuera à coordonner son action avec celle d'autres institutions financières internationales, en particulier la Banque mondiale et la BERD.

En ce qui concerne les opérations dans les pays partenaires méditerranéens, 2002 a vu le lancement officiel de l'initiative FEMIP à Barcelone. Depuis octobre 2002, la BEI a approuvé 1,5 milliard de prêts, dont plus d'un tiers est allé au secteur privé (voir plus loin).

S'agissant des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, les opérations financées par la Facilité d'investissement prévue dans l'accord de Cotonou seront assorties - plus fréquemment que dans le passé - d'un partage des risques et elles devront en outre s'accompagner d'un niveau de rémunération raisonnable (voir plus loin).

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