Bruxelles, 14/04/2003 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé lundi d'interdire du 15 avril au 31 mai prochain la pêche au cabillaud et aux poissons plats dans la mer Baltique, comme l'avait annoncé le Commissaire Franz Fischler lors du dernier Conseil Agriculture-Pêche (voir EUROPE du 10 avril, p.14). Ces mesures d'urgence, qui concerneront la pêche aux chaluts et aux sennes de fond, auront pour effet d'anticiper et de prolonger d'un mois et demi la durée du moratoire d'été sur la pêche au cabillaud (1er juin au 31 août 2003). La Commission et les experts nationaux mettront au point un programme de surveillance spécifique pour garantir l'efficacité de ces mesures.
Compte tenu des avis scientifiques les plus récents, la Commission estime en outre qu'il est indispensable de revoir le plan de reconstitution des stocks de la Baltique mis en place en 2001, notamment pour améliorer la sélectivité des engins de pêche. Elle fera donc une proposition en ce sens au sein de la Commission internationale des pêches de la mer Baltique pour que les adaptations nécessaires puissent être mises en œuvre dès la réouverture de la pêche au cabillaud le 1er septembre. Cette mise à jour devrait porter sur tous les éléments du plan d'action (engins autorisés et maillage minimum), tout en tenant compte de l'impact économique des nouvelles mesures sur le secteur. La Commission souhaite aussi organiser un séminaire régional pour examiner les différents thèmes en discussion avec le secteur. La Commission estime que toutes ces mesures poursuivent le même objectif, à savoir réduire les captures de juvéniles. La Commission rappelle que l'UE assure la gestion de la pêche dans la Baltique dans le cadre de la Commission internationale des pêches de la mer Baltique. Un plan de gestion à long terme des stocks de cabillaud de la Baltique a été mis en place en 1999. Malgré ce plan, l'état des stocks n'a fait que s'aggraver et un plan de reconstitution a été mis en 2001, prévoyant: - une interdiction de la pêche du cabillaud en été ; - la fermeture de certaines zones ; - des restrictions applicables au type et à la taille des engins de pêche ; - un maillage minimal et une taille minimale des poissons débarqués.