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Bulletin Quotidien Europe N° 8443
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/elargissement

Adoption formelle de la décision sur 1'adhésion de dix nouveaux membres

Bruxelles, 14/04/2003 (Agence Europe) - Le Conseil a formellement adopté, lundi à Luxembourg, la décision relative à l'admission des dix nouveaux Etats membres à l'Union européenne. Cet acte ouvre la voie à la signature du traité d'adhésion, le 16 avril à Athènes. Dès le lendemain, les futurs nouveaux Etats membres disposeront d'un statut d'observateurs au sein du Conseil et de ses organes. Le Conseil rappelle que, après l'achèvement des procédures de ratification, les dix pays deviendront des Etats membres de l'UE, le 1er mai 2004. Et il souligne que ces pays "font partie de l'histoire, du patrimoine et de la culture partagée de l'Europe", et que leur adhésion constitue le cinquième et le plus ambitieux élargissement de l'histoire de l'UE. "La décision d'aujourd'hui marque le début d'une nouvelle ère dans toute l'Europe, permettant à l'Union de poursuivre son objectif de bâtir une Europe fondée sur les idéaux de la démocratie, du pluralisme, de l'Etat de droit, du plein respect des droits de l'homme et de l'économie de marché", affirme le Conseil. Et il note que le processus de négociation avait commencé en 1998 pour Chypre, Hongrie, Pologne, Estonie, République tchèque et Slovénie, et en 2000 pour Malte, Lettonie, Lituanie et Slovaquie, et que "l'énorme tâche de rédiger les 4900 pages du Traité de l'Acte d'adhésion dans chacune des 21 langues" a été finalisé au début de cette année.

Costas Simitis souligne le rôle d'une Union élargie sur la scène internationale

Une Union ainsi élargie (qui "n'est plus l'Europe occidentale, mais toute l'Europe") devra aussi se renforcer, pour "jouer plus efficacement son rôle dans un système mondial formé de plusieurs centres, et servir la paix, la coopération, la solidarité et une communauté de justice mondiale, affirme le Président du Conseil européen Costas Simitis dans une déclaration publiée dimanche par le journal To Vima. "Les superpuissances ne devraient pas déterminer notre destin, ni aujourd'hui ni demain", avertit le Premier ministre grec, sans citer les Etats-Unis. Par ailleurs, il estime que les politiques communes actuelles de l'UE "ne suffisent pas", et que "le modèle social européen doit être ajusté, afin d'assurer la cohésion et la solidarité face aux nouvelles réalités sociales".

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