Bruxelles, 04/03/2003 (Agence Europe) - "La Turquie serait bien inspirée de réfléchir aux conséquences d'une absence de règlement (de la question chypriote) sur ses aspirations européennes", a averti le Commissaire en charge de l'élargissement dans un discours prononcé, mardi, devant un groupe de parlementaires britanniques. "Il est difficile d'imaginer comment il serait possible de commencer des négociations" pour l'adhésion de la Turquie alors qu'en l'absence de réunification, l'on serait à partir du 1er mai 2004 "dans la situation où la Turquie ne reconnaîtrait pas un des Etats membres", a-t-il ajouté. Le Commissaire Verheugen a rappelé que l'UE "est prête à apporter un soutien substantiel à la partie nord de l'île une fois l'accord conclu". Le Secrétaire général des Nations unies a fixé un nouveau délai au 10 mars pour obtenir un accord des deux parties de l'île pour organiser un référendum le 30 mars sur la base de son plan de paix et de réunification de l'île. Il s'agit du dernier délai pour que Chypre dans son ensemble puisse signer le traité d'adhésion à l'UE le 16 avril, a déclaré Kofi Annan. Le Commissaire Verheugen a rappelé la position européenne à cet égard. "Notre préférence est claire" pour l'adhésion du pays réunifié, mais "avec ou sans règlement de la question, Chypre doit adhérer à l'UE le 1er mai 2004", a-t-il souligné.
Le Commissaire Verheugen a noté dans ses discours "les progrès impressionnants" de la Turquie, tout en pointant le doigt sur les lacunes au regard du respect des critères politiques de Copenhague. "Pour encourager le processus de réforme", la Commission va proposer une révision du partenariat pour l'adhésion avec une proposition "d'augmentation substantielle du soutien financier à la Turquie". De source communautaire, cette proposition devrait être d'1,05 milliard d'euros sur 3 ans: 250 millions en 2004; 300 en 2005; 500 en 2006 (voir autre nouvelle, p.9).