Bruxelles, 25/02/2003 (Agence Europe) - Réunis sous les auspices du Partenariat mondial pour la facilitation du transport et du commerce (GFP), les représentants de 34 pays, 17 organisations internationales et du secteur privé ont souligné la nécessité de développer dans ce domaine une approche globale qu'ils invitent les institutions telles que l'UE, l'OMC, l'Organisation mondiale des douanes et les agences onusiennes à adopter, compte tenu de l'importance des échanges commerciaux pour la croissance économique des pays en développement.
« Le fait de trouver des solutions globales à la facilitation des échanges modifiera considérablement les perspectives pour les pays en développement en ce qui concerne leur croissance économique et la lutte contre la pauvreté », pourvu que l'on s'efforce de « supprimer toute discrimination entre les pays, aider les pays en développement à améliorer leurs systèmes de transport et de gestion, et encourager les investissements étrangers », explique Michel Zarnowiecki, Coordinateur régional principal de la division infrastructures et énergie de la Banque Mondiale. Ce sera « une priorité » pour cette institution (qui est à l'origine du GFP), au cours des années à venir, a-t-il indiqué. Le GFP, qui regroupe une centaine de partenaires de pays développés et en développement, d'organisations internationales, d'associations et du secteur privé, a pour objet d'étudier tous les aspects de la facilitation des échanges, allant des problématiques douanières aux transports et aux opérations transfrontalières, afin de parvenir à réduire la bureaucratie et de renforcer le commerce et le développement économique, tout en garantissant la sécurité - aspect qui n'est qu'une autre facette d'une même problématique. Et, selon les participants à la réunion de Bruxelles, la nécessité de renforcer la sécurité plaide elle aussi pour une approche globale, passant par une intégration plus forte des efforts déployés par les services frontaliers, sous l'égide des douanes. Plus généralement, ils constatent en effet que l'absence de transport, de fonction logistique, de gestion de la chaîne logistique et de systèmes douaniers intégrés et efficaces à l'échelon local, régional et mondial coûte très cher aux pays en développement. A titre d'exemple, l'OCDE estime qu'en raison du nouvel environnement sécuritaire depuis les événements du 11 septembre 2001, les pertes cumulées en prestations sociales atteignent 75 millions de dollars par an au niveau mondial. Et, selon l'analyse des dépenses engagées pour sécuriser les échanges à laquelle s'est référé un participant, chaque jour de retard dans le transport multimodal de marchandises entraîne des frais équivalant à 0,5% de la valeur de ces marchandises - des frais supplémentaires que les pays en développement peuvent difficilement supporter.