Bruxelles, 03/12/2002 (Agence Europe) - Le président de la Banque centrale européenne, Wim Duisenberg, n'a pas a priori l'intention de prolonger son mandat au-delà de la date prévue de juillet 2003, mais il a confirmé qu'il pourrait rester un peu plus pour assurer une passation des pouvoirs en douceur. « Pour prévenir tout malentendu, je n'ai pas exprimé le désir de rester en place au-delà de ce que j'ai annoncé », a-t-il dit mardi devant la commission parlementaire des Affaires économiques et monétaires, en répondant à une question de Othmar Karas (PPE-DE, autrichien). « De fait, c'est vrai, je n'ai qu'un désir: partir pêcher », a conclu le président de la BCE. Dans la lettre que j'ai adressée en février dernier au Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, a-t-il rappelé, « j'ai indiqué que je voulais quitter mon poste à une certaine date, mais que je me tenais prêt à rester un peu plus longtemps dans l'intérêt d'une transition douce vers un nouveau régime, pour autant que d'autres le jugent nécessaire ». A cette même époque, la BCE avait publié un communiqué annonçant que M. Duisenberg quitterait ses fonctions le 9 juillet 2003, le jour de son 68ème anniversaire. Bien avant, il avait déjà fait savoir qu'en raison de son âge il ne comptait pas aller jusqu'au terme de son mandat, qui a commencé le 1er juin 1998.